Mehdi Ayouche : «Je dénonce fortement les violences conjugales faites aux femmes»

Mehdi Ayouche : «Je dénonce fortement les violences conjugales faites aux femmes»

Entretien avec Mehdi Ayouche, cinéaste

Mehdi Ayouche parle du thème de son film «Alopsy» en compétition dans le cadre du 21ème Festival national du film de Tanger et le choix des sujets féminins pour ses œuvres cinématographiques.

ALM : Qu’est-ce qui vous a inspiré le thème de ce film ?

Mehdi Ayouche : J’ai cherché dans «Alopsy» à faire la lumière sur le fléau des violences envers les femmes. J’ai voulu donc aborder l’une des problématiques féminines dans mon troisième court-métrage. Je trouve que c’est naturel pour moi d’être très attiré par des sujets féminins et défendre les conditions des femmes à tous les niveaux. Car je suis seul garçon avec une fratrie de trois sœurs. Je suis ainsi le fils, le frère, le mari et je viens récemment d’être le père d’une adorable petite fille que j’aime beaucoup.

Quel est le vrai message que vous véhiculez à travers «Alopsy» ?

Mon message est clair : je dénonce fortement les violences conjugales faites aux femmes. J’ai voulu faire entendre ma voix via «Alopsy», en particulier par Maria dans le film, dont l’actrice marocaine Noufissa a excellé magnifiquement dans l’interprétation du personnage. C’est une psychologue qui a eu pour mission d’aider les personnes en difficulté à s’en sortir. Maria a eu, elle aussi, une enfance difficile. Beaucoup de ses malheurs ont été causés par des hommes. Elle n’arrive pas à oublier les traumatismes subis dans le passé. D’où est née chez elle cette haine envers les hommes.

En tant que cinéaste et scénariste, envisagez-vous de continuer dans le même type de sujet pour vos prochains films ?

Comme je viens de le dire, je suis toujours tenté par des projets cinématographiques sur les conditions de la femme. Je prends du plaisir à faire des films sur des sujets féminins. D’ailleurs, il y a deux ans, je me trouvais à Tanger pour participer au FNFT, en tant qu’acteur dans «Le goût du Saint-Pierre» de Amine El Mouetassim, où la femme était au cœur du sujet de ce court-métrage. Je suis à mon troisième court-métrage et je continue dans un exercice de style. J’essaie de créer pour mes films un univers mystérieux avec des demi-mots, un silence et un regard soutenu et où il y a beaucoup de lumière chaudes : rouges et oranges sur scènes.

Après trois courts-métrages, avez-vous un projet de long-métrage ?

Je suis en train d’écrire le scénario d’un long-métrage, dont la date de tournage n’est pas encore été fixée, peut-être dans deux ou trois ans. J’ai choisi dans ce projet le type de films informatifs et biographiques. J’ai voulu y parler d’un fait divers qui a marqué l’histoire du Maroc. Il s’agit de l’histoire d’Emile Mouchon, qui venait de résider à Marrakech et y fut assassiné en 1905.

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