«Une femme dans l’ombre» de Jamal Belmajdoub projeté au FNFT

«Une femme dans l’ombre» de Jamal Belmajdoub projeté au FNFT

Ce film psychologique intimiste met en scène la vie d’un couple nouvellement marié

Sara se croyait trompée par Saïd avec son amie intime Fadoua. Ce qui lui a fait rappeler ses anciens malheurs avec son ex-mari infidèle. Elle s’est retrouvée au fil de l’histoire coupable du meurtre de Fadoua.

Les travaux du 21ème Festival national du film de Tanger (FNFT) ont été marqués, dimanche 1er mars, par la projection du dernier long-métrage de Jamal Belmajdoub. En compétition officielle, «Une femme dans l’ombre» est un film psychologique intimiste sur la vie d’un couple nouvellement marié. Jamal Belmajdoub a réussi à réunir dans sa nouvelle œuvre des noms connus du cinéma marocain, notamment Younes Bouab, Nadia Kounda, Saida Baaddi, Mohamed Khouyi et Abdellatif Chaouki. «C’est pour moi un défi que j’ai voulu partager avec tous les acteurs du film et à qui je rends hommage», a dit Jamal Belmajdoub, à l’issue de la projection de ce film dans le cadre du 21ème FNFT.

D’une durée de 102 mn, «Une femme dans l’ombre» met en scène le quotidien d’un jeune couple, Sara et Saïd, interprété respectivement par Nadia Kounda et Younes Bouab. Les deux nouveaux mariés ont mené, au début de leur mariage, une vie heureuse avant que les démons du passé surgissent et impactent leur présent. Surtout que Sara venait à peine de sortir d’un divorce qui l’a profondément marquée. «Une femme dans l’ombre» raconte comment la jeune femme a fait la connaissance de Said, un écrivain qui avait vécu une enfance difficile après le décès de sa mère et le remariage de son père. Ils se sont mariés très vite. Sara a pu rapidement retrouver le bonheur et la sérénité en compagnie de son époux, qui a réussi à la faire sortir de son état de dépression. Mais en retournant à son travail, la jeune femme a vu sa vie totalement chamboulée. Elle a commencé à recevoir des appels téléphoniques lui donnant l’impression qu’elle était surveillée au quotidien. Ce qui l’a fait sombrer de nouveau dans la dépression. Rien n’a pu soulager ses inquiétudes envers même ses proches. Sara se croyait trompée par Saïd avec son amie intime Fadoua. Ce qui lui a fait rappeler ses anciens malheurs avec son ex-mari infidèle. Elle s’est retrouvée au fil de l’histoire coupable du meurtre de Fadoua, dont le corps a été découvert enterré dans la villa, où elle résidait avec son mari Saïd. Grâce à leurs investigations, les membres de la police chargés de l’enquête sont arrivés à dévoiler que ce dernier était le vrai auteur de ce meurtre. Ils ont pu découvrir comment Sara avait été manipulée par son mari qui l’a utilisée pour les besoins de son nouveau scénario. Saïd a considéré en fait sa femme comme un personnage parmi d’autres dans son projet de film.

Présidé par la productrice française Marie Balducchi, le jury du long-métrage aura cette année à choisir entre 15 films. Et ce pour près d’une quinzaine de prix, qui seront décernés lors de la cérémonie de clôture de ce festival, prévue le 7 mars. Cet événement connaît la projection d’une quinzaine d’autres courts-métrages en lice, dont le jury est présidé par le directeur de l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech Vincent Melilli. Alors que ce festival programme cette année, et pour la première fois, une compétition dédiée au long métrage documentaire. Présidé par la réalisatrice marocaine Hind Bensari, le jury de cette compétition aura à choisir entre douze films.

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