Zoubeir Ben Bouchta : «Je me sens encore plus assoiffé de connaissances»

Zoubeir Ben Bouchta : «Je me sens encore plus assoiffé de connaissances»

Entretien avec Zoubeir Ben Bouchta, dramaturge

Tous ces festivals, qu’ils soient thématiques, universitaires, amateurs ou professionnels, permettent aux simples festivaliers de découvrir le théâtre et les dernières nouveautés dans l’exercice de la profession. 

ALM : Que représente pour vous l’hommage qui vous a été rendu lors de ce 13ème FITUT ?

Zoubeir Ben Bouchta : C’est encore tôt, à mon avis, d’être honoré pour mon modeste parcours. Je crois que je suis à peine arrivé à mi-chemin à travers mon expérience accumulée dans le théâtre. J’ai encore beaucoup de choses à donner à l’avenir. Je crois en parallèle que nous devons porter beaucoup plus d’intérêt au théâtre et lui rendre quotidiennement hommage. Car il continue d’être une sorte d’école pour l’éducation à la citoyenneté, à la fraternité, à la tolérance et à la coexistence entre les religions, les races et les différentes appartenances ethniques. 

Quel est l’apport de ce genre de festival au théâtre universitaire au Maroc ? 

A mon avis, en l’absence de salles de théâtre, ce festival, comme d’autres événements du même genre, accueille chaque soir et pendant la tenue de ses travaux le public pour assister aux présentations théâtrales.

Ces manifestations sont pour nous et dans leur ensemble des fenêtres ouvertes sur le monde et permettent de faire découvrir les nouveautés dans le soutien du secteur et des professionnels aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. Elles aident à rapprocher le théâtre du public. Tous ces festivals, qu’ils soient thématiques, universitaires, amateurs ou professionnels, permettent aux simples festivaliers de découvrir le théâtre et les dernières nouveautés dans l’exercice de la profession. 

Comment avez-vous développé votre passion pour le théâtre ?

Mon amour pour le théâtre a grandi avec moi. Il a continué à me hanter pour devenir avec le temps mon destin. J’ai réussi à développer ma passion pour le théâtre à travers l’exercice et l’apprentissage. N’ayant pas fait des études universitaires je me considère comme un écrivain autodidacte. C’est pourquoi j’ai voulu faire du théâtre mon université, qui m’a vraiment aidé à côtoyer des créateurs, des dramaturges, des critiques, des acteurs, des réalisateurs,… Ils m’ont invité à voir leurs œuvres et prestations, ce qui m’a permis d’en apprendre beaucoup et de connaître les ficelles de la profession. Ainsi, je leur dois énormément. Mes ambitions demeurent très grandes. Je me sens encore plus assoiffé de connaissances et d’apprendre beaucoup plus sur le domaine.

Quels sont vos nouveaux projets dans le théâtre ?

Je me consacre depuis cinq ans à un important projet de réhabilitation et d’équipement de la salle Riad Sultan dans l’ancienne médina de Tétouan. Il s’agit en plus d’un espace de présentation théâtrale et d’une médiathèque spécialisée dans le domaine des arts vivants.

Nous prévoyons que cette salle ouvre ses portes au cours du printemps ou l’été prochain.

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