Clôture du Festival de Fès : Sacré Buddy Guy !

Clôture du Festival de Fès : Sacré Buddy Guy !

Les passionnés du blues et jazz ont bien trouvé leur compte samedi soir avec la légende Buddy Guy et le Hot8 Brass Band qui ont clôturé le 20ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde. Pendant plus de deux heures, l’artiste ayant fait sa carrière à Chicago et le groupe en provenance de la Nouvelle-Orléans ont offert au public un cocktail de chansons aux rythmes de jazz, blues, voire rock qui l’ont enflammé. C’était le Hot8 Brass Band qui a ouvert le bal en alliant les styles hip-hop, jazz et funk. Dès le début de sa prestation, le groupe a émerveillé les festivaliers marocains et étrangers en jouant ces rythmes.

Le moment fort de leur show était lorsqu’ils sont descendus de la scène, munis de leurs instruments, pour jouer tout près du public. Buddy Guy leur a emboîté le pas une demi-heure après. Proche du cœur, proche des yeux ! Il revient sur scène pour interpréter entre autres «Sweet tea» et «Try to quit you baby». Bien que ces titres n’abondent pas dans le sens des musiques sacrées, Buddy Guy les a sacralisés de par le timbre de sa voix et sa prestation. A son tour, le public ne pouvait s’empêcher de se lancer en applaudissements à chaque fois que l’artiste jouait avec sa guitare électrique dans tous les sens et danse à chaque fois que les rythmes étaient hilarants.

Sacré Buddy Guy ! Après un peu plus d’une heure de show, il laisse libre cours aux Hot8 Brass Band qui ont de nouveau enflammé le public. Le même jour, le musée Batha a vibré aux rythmes des musiques indiennes et mauritaniennes. L’Indien Raza Khan et la Mauritanienne Coumbane Mint Ely Warakane ont joint leurs cordes vocales le temps d’une création «Poésies de sable et paroles nomades».

Les deux artistes ont allié entre deux traditions: celle du qawwalli penjabi et la poésie hassanie du Sahara mauritanien, véritables points de convergence d’un voyage porté par l’exaltation mystique. Pendant une heure et demie, Raza Khan et Coumbane Mint Ely Warakane ont enchanté les sens des habitués du musée de par les tons de leur voix et leur alliage judicieux. Les deux ayant exalté l’amour divin à leur manière. Le concert a été couronné par la signature du nouveau livre de Faouzi Skali. Une publication qui porte le même nom de l’association initiatrice du festival, «Esprit de Fès». Une manifestation et fondation dont il est directeur et connaisseur.

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