Culture

Clôture du Festival Timitar : Najat Atabou en apothéose

Diva de la chanson populaire marocaine, convoitée par les grands festivals nationaux et internationaux, on aura du mal à le croire mais Najat Atabou endure gros à cause de son choix de chanter du chaâbi.

Najat Atabou, qui a enchanté le public d’Agadir le 21 juin lors du concert de la clôture du Festival Timitar, a annoncé lors d’une conférence de presse avoir trop souffert du choix de carrière qu’elle a fait. «Je ne comprendrai jamais pourquoi ce mépris envers les artistes chaâbis persiste. Que ce soit hier ou aujourd’hui, rien n’a changé », s’exprime, non sans amertume, Najat Atabou.  Pour elle, le fait que l’on continue à considérer cette musique populaire comme un sous-genre et l’associer à des notions de délinquance est une grande aberration.

«Cette musique m’a ouvert les portes des grandes scènes mondiales, je joue dans des festivals où aucun autre artiste oriental ou maghrébin n’est présent devant un public ouvert qui respecte et interagit avec ma musique sans même en comprendre le sens», s’indigne-t-elle. Quoi qu’il en soit, la diva du chaâbi pense que le combat est long et que ce n’est pas demain que le blason de la musique populaire marocain sera redoré. Sa confession lors du Festival Timitar en dit grand: «Si ma fille décide aujourd’hui de faire carrière dans le chaâbi, je m’y opposerai».

Toutefois, ce n’est pas pour autant qu’elle abandonne ce qu’elle a commencé il y a des années de cela. Elle renouvelle son répertoire et continue à innover et à ravir son public. A l’heure actuelle, Najat Atabou pense réaliser un morceau où elle mêlerait tous les accents marocains. «J’aime le Maroc avec toutes ses particularités culturelles, arabes soient-elles ou amazighes. Je veux faire une chanson où je chanterai chaque couplet en un accent différent. C’est un jeu auquel je voulais me prêter depuis longtemps».

En excellente ambassadrice de la chanson marocaine, Najat Atabou a longuement insisté sur l’importance de préserver le dialecte marocain dans les nouveaux textes. Elle reproche dans ce sens aux jeunes artistes, qu’elle juge d’un grand  talent,  de suivre les rythmiques des pays du Golfe où autres dans leurs créations. Pour elle, «nous n’avons pas besoin de cela pour exporter notre musique. Elle est d’ailleurs la plus mondiale de toutes les autres et il est de mon devoir comme du leur d’en faire bon usage et de ne pas la déformer».

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