«Cœur Blanc» d’Abdelkhalek Belfquih : Une exposition virtuelle pour célébrer la paix

«Cœur Blanc» d’Abdelkhalek Belfquih : Une exposition virtuelle pour célébrer la paix

Organisée par la Fondation Hassan II pour les MRE

La Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger organise l’exposition virtuelle intitulée «Cœur Blanc» de l’artiste peintre maroco-français Abdelkhalek Belfquih. Visible à partir du 21 mai sur la plateforme www.e-taqafa.ma, cette exposition présente un fait pictural en formes et en couleurs pour une intention bien définie : transmettre un message de paix. «À partir de ma culture et de mon éducation, basée essentiellement sur les principes de l’amour, la tolérance et surtout la paix, je suis convaincu que la terre est humaine et que tous les humains doivent vivre en paix, malgré la vague obscurantiste qui nourrit la haine et le terrorisme», indique à ce sujet Abdelkhalek Belfquih.

L’artiste livre une démarche multiple et sincère. A travers ses œuvres, il donne à découvrir un processus de création qu’il nomme Callipainting. Son approche artistique suit un cheminement entre la calligraphie, la peinture et la poésie. A propos de cette démarche, l’artiste indique que «The Callipainting» est une formule conjuguée au pluriel.

Elle explique ses principes, ses convictions du droit à l’expression libre. «La poésie est la forme linguistique la plus expressive, elle occupe tous les espaces des objets de création, le sens des mots résume les sensations, la concentration est le fond spirituel, la contraction pousse… pousse à l’abstraction des formes et des couleurs, le travail est abouti par le jet d’une forme poétique calligraphiée», dit-il. Il faut dire que ses nombreux voyages à travers le monde ont façonné ses créations. «Tout jeune, la curiosité m’a conduit à marcher des dizaines de kilomètres en observant la nature.

En traversant les mers et les océans, je suis resté ébahi par les cimes des hauteurs européennes, les lacs suisses, les places des artistes et les théâtres français, à Java, le mont Karakatau et l’art du Wayang Kulit, le Passar Seni, le parfum du clou de girofle qui envahit l’espace public… », se souvient-il. De plus, son contact avec les grands peintres, ses participations à des manifestations artistiques ont forgé sa personnalité.

Tout jeune, il a découvert que près de chez lui, à Sidi Kacem, était né le premier artiste abstrait du monde arabe, Jilali Gharbaoui. À l’Institut Royal de Rabat, il a eu la chance d’apprendre les arts appliqués par le formateur à l’école chérifienne du Palais Royal, Naji.
Sa formation d’animateur socioculturel et sa carrière pendant plus de vingt ans s’est faite sous la direction de l’un des artistes marocains pionniers : Issa Ikken. Jean-Bertrand Sire lui a permis l’ouverture vers de larges horizons, passant de la nature au produit matérialisé, allant vers la scénographie.

Mais surtout l’exploration du sens entre la poésie du Hai Ku et la calligraphie. En France, il a découvert une dimension contemporaine de la calligraphie arabe chez l’artiste irakien Hassan Massoudy, ce qui a renforcé son attachement à ses racines. Estéban Castaner, critique et professeur d’histoire de l’art, l’a soutenu dans ses recherches universitaires autour de l’œuvre et du voyage d’Eugène Delacroix au Maroc. Ceci étant, son parcours s’est manifesté dans plusieurs expositions personnelles au Maroc et en France.

Bio express

Abdelkhalek Belfquihest est né en1956 à Sidi Kacem, ex Petit-Jean, terre de Jilali Gharbaoui, un 26 avril, jour de naissance d’Eugène Delacroix, qui est passé par là en 1832. Le petit Abdelkhalek a trois ans, il apprend à écrire sur une tablette en bois, assis sur une natte en face d’un fquih à l’école coranique. Tout jeune, il apprend à observer la nature, dans ses formes et ses couleurs.

Il apprend les techniques du théâtre, de la musique et de la peinture, il peint, monte sur scène et écrit des poèmes. En 1990, il bénéficie d’une formation en techniques d’animation en arts plastiques, par Jean Bertrand Sire et Marcel Violette –scénographe– sous la direction de Bernard Lallement, directeur de l’Institut de Marly-le-Roi, France. En 2002, l’université Via Domitia lui délivre le diplôme d’Artiste Médiateur Culturel.

Et en 2006, le diplôme de Licence professionnelle en activités artistiques et culturelles et des études de l’histoire de l’art sous la direction du chercheur barcelonais Castaner Munoz Esteban. Il partage son savoir-faire avec les jeunes : à l’université de Perpignan, au Centre éducatif et professionnel du Roussillon, au Lycée Arago et dans les centres sociaux.

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