Dans le recueil de Fatima Atoulid : La poésie rime bien en toute simplicité

Dans le recueil de Fatima Atoulid : La poésie rime bien en toute simplicité

Si certains poètes font dans la complexité, Fatima Atoulid, elle, fait dans la simplicité dans son recueil de poèmes «Voyage au-delà de mon cœur».

A ce propos, elle précise : «J’ai choisi la simplicité et la clarté, l’ouverture au quotidien et au familier comme l’image des peintres impressionnistes qui partent de leur première impression comme guide». Pour elle, toute chose simple est «réussie». «Dans le principe de l’art, on s’approche du sens réel des choses malgré soi», enchaîne-t-elle pour illustrer ses propos.
Dans son œuvre, elle poétise plusieurs aspects de l’existence, notamment l’amour, la nature, l’environnement et les endroits entre autres. «Je suis dans la relation entre le soi, l’autre, le lieu. C’était une expérience que je voulais partager», s’exprime-t-elle en estimant que l’origine de la poésie est l’expression de ce qui évoque la conscience.

Mieux encore, les poèmes de Fatima Atoulid ont la particularité de rimer parfaitement. Dans ce sens, elle indique : «A mon avis, un poète qui écrit en français doit être conscient de l’ampleur de sa poésie. Pour moi, la rime n’a pas été un souci. Au contraire cette répétition de sonorités me faisait valser. D’ailleurs, j’ai utilisé différentes qualités de rimes».
Par l’occasion, elle ne manque pas d’évoquer une étude menée par le critique Isamil Allali qui a, comme elle le cite, mis en évidence les convergences et différences entre son expérience et celle des géants de la littérature française, tels que Charles Baudelaire et Alphonse de Lamartine.

A propos de la complexité en poésie, elle rappelle que la littérature diffère d’un pays à l’autre voire d’un poète à un autre. «Nous avons tous besoin de références qui résonnent avec l’écho des génies, précédents grands maîtres de la poésie», poursuit-elle. Aussi, le poète n’est, pour cette auteure, qu’un étudiant en littérature. «Il faut avoir le désir d’écrire et pouvoir toucher le cœur des gens. En d’autres termes, il faut que la poésie soit un baume qui cicatrise par ses compassions toutes les âmes et les traîne dans un océan de rêves», enchaîne-t-elle pour mettre l’accent sur la simplicité.

Outre cette publication, l’écrivaine est, comme elle l’annonce, en train de «finaliser la publication d’un nouveau recueil». «J’attends le moment opportun pour le publier. Je travaille aussi sur un recueil collectif de poètes écrivant en berbère, arabe, français et anglais. C’est une collection qui, nous l’espérons, pourra voir le jour dans les plus brefs délais», avance-t-elle. Et ce n’est pas tout. «J’ai aussi un autre livre intitulé «Soulagement» qui sera publié cette semaine. En outre, mon autobiographie «L’enfant de l’Atlas» est prévue pour les mois à venir», détaille-t-elle.

Pour rappel, la poétesse est née à Imouzzer du Kandar où elle a suivi ses études primaires. Après quoi, elle a poursuivi ses études à Fès avant de partir à Rabat pour intégrer le cycle de l’enseignement jusqu’à la retraite. «Passionnée par la nature et sa beauté, je retourne vivre dans ma ville natale pour savourer la magie de l’environnement qui m’inspire», exalte-t-elle.

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