Dans son nouveau recueil de poèmes : Mohamed Belmou poétise la tragédie

Dans son nouveau recueil de poèmes : Mohamed Belmou poétise  la tragédie

Le poète marocain  Mohamed Belmou sortira bientôt son quatrième recueil de poèmes intitulé «Des coups de couteau dans l’air». Cette œuvre, publiée par RVB Edition, se glisse, selon l’auteur, dans «une peau élégante» illustrée par l’artiste-peintre Mohamed El Idrissi El Mansouri avec l’accompagnement de l’artiste Abdelghani El Montaqi.   

A propos du recueil de Mohamed Belmou, le professeur universitaire et chercheur en esthétique Mohamed Chiguer indique dans sa préface, appelée «La poétisation de la tragédie», que «dans cette œuvre, la douleur  n’est pas un repli sur soi ou une humeur, mais plutôt une lueur d’espoir». Dans ce sens, l’universitaire compare la tristesse à une potion contre l’effondrement. Aussi, la tragédie est, à son sens, une matière grasse pour la révolution. De même, la douleur est un «toast» pour la vie dans une nouvelle luminance. «La poétisation de la tragédie dans le recueil ne nous met pas face à un Moi ravagé par la douleur, effondré par la perte et essoufflé par les tristesses de part et d’autre, mais plutôt face à un être sisyphéen fort attaché au monde et tenant à repousser le mal et les mauvais sorts», détaille le chercheur. Pour lui, seuls les yeux larmoyants aperçoivent la pureté des choses.

De même, seuls les cœurs attristés embrassent les douleurs des autres avec une évidence incomparable. «Aussi, seul le poète tragédien parvient à transformer les mots exprimant la perte et la douleur en lexique de révolte poétique et rhétorique de la colère anthologique pour triompher des forces du mal, de la superficialité mondialisée et la stupidité généralisée, ainsi que d’un monde misérable et démoli par les guerres», enchaîne M. Chiguer. En détail, le recueil comprend 15 poèmes. Il s’agit, entre autres, de «Murmures», «Les L de 2012», «Ne cessez pas votre feu», «Ô tristesse, attend », «La magicienne», «Ce qui est fait est fait», «Tu les surprendras», «Reviens Arij que nous dansions», «Des coups de couteaux profonds», «Le courrier des cadavres», «L’espoir… ne meurt pas», «Je n’ai pas… de main», «Quand je meurs», «Je n’écris pas».

Outre cette nouvelle œuvre, Mohamed Belmou a sorti trois recueils. Le premier s’intitule «La voix du sol» (2001, publications de l’Union des écrivains du Maroc). Le deuxième, appelé «Les folies du saumon», étant un recueil conjoint avec le poète Abdelati Jamil (2007). Quant au troisième intitulé «Les cendres de la certitude», il a été émis en deux éditions en 2013 et 2017. Aussi, l’auteur a conjointement sorti en 2018 une pièce de théâtre appelée «Un âne malgré lui» avec le scénariste Abdelilah Benheddar. De plus, le poète a prévu de publier un livre en littérature de voyage, intitulé «5 jours en Palestine».

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