Culture

Dans son recueil de nouvelles Meriem Hadj Hamou laisse le lecteur sur sa faim

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Le nouveau recueil de nouvelles « Fenêtre en clair-obscur » de l’auteure marocaine Meriem Hadj Hamou a une particularité de taille qui se dégage au fil des pages. En voici les contours selon l’écrivaine après lecture.

Hormis la nouvelle «L’immeuble hispanique » dans ce recueil, Meriem Hadj Hamou, également pharmacienne à Marrakech, semble laisser le lecteur sur sa faim à la fin de chaque nouvelle. A ce propos, l’auteure précise: «Dans L’immeuble hispanique je laisse également au lecteur le soin ou le loisir d’imaginer la fin tragique ou heureuse qu’a pu avoir mon personnage principal, la jeune Nassima». Dans ce sens, Mme Hamou révèle sa démarche qui est celle des nouvellistes.

«Raconter une tranche de vie»
Il s’agit, pour elle, de faire ce récit à un moment critique de l’existence des personnages imaginés. «La mienne en particulier est de me rapprocher de la réalité et être dans la lucidité de la situation qu’ils vivent. Ce sont des moments de transition dans ces vies», détaille-t-elle. A son sens, la fin compte peu dans ce cadre, les personnages peuvent prendre plusieurs chemins et changer de voie. «Cela permet au lecteur de bien s’imprégner des petites problématiques abordées et de faire la projection sur leur propre existence ou celle de leurs proches. La question qu’ils se poseraient alors serait : Qu’aurais-je fait à sa place ? C’est aussi pour qu’ils en gardent une empreinte imaginative», détaille-t-elle.

Une «fibre artistique»
Quant au point commun entre toutes les huit nouvelles qu’elle compile dans son recueil conçu dans un style assez soutenu et accessible à la fois, elle confie : «Le fil directeur des nouvelles est leur fibre artistique». «Chacun des personnages aborde la vie avec sa propre passion, habileté artistique, ou son regard poétique sur le monde, comme celui de la vieille dame de Marrakech», illustre-t-elle à propos de son œuvre. Concernant l’intitulé du recueil, la romancière précise : «Le titre évoque la figure en oxymore du clair-obscur.

Un laps de temps entre les forces claires de paix et celles sombres de lutte contre tout ce qui ne va pas bien, ainsi que l’absurdité de certaines situations». Pour elle, la fenêtre est cette frontière, un endroit d’observation, de perspective et de projection des pensées. «Le mouvement sur cette frontière entre ces deux forces serait l’envol des idées vers le lecteur, qui peuvent se les approprier ou les rejeter», conclut-elle en annonçant avoir un prochain projet de roman, qui prend vie et lieu à Casablanca. Une nouvelle qui sera sûrement fort attendue.

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