David Piccolo est un Belge qui chante le Maroc. Il a accompagné le jeune chanteur marocain de raï Douzi dans sa reprise du fameux hymne au Sahara marocain des Jil Jilala, «Laâyoune ainiya». Il ont interprété cette chanson historique la réarrangeant d’une manière plus moderne remixée par le DJ Jalal Hamdaoui. De son vrai nom David Corleone alias Piccolo y a mis du sien, lui le parrain du Street reggae dancehall en Belgique. «Quand Douzi est venu dans mon studio à Bruxelles me faire écouter ce titre et me faire comprendre la thématique et la portée, je n’ai pas hésité une seconde à prendre part à ce projet. J’ai été doublement honoré», a-t-il indiqué à ALM. A cette ocassion, David Piccolo et ses collaborateurs ont reçu une lettre de remerciements de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La devise de Piccolo, «David vaincra toujours Goliath», est tatouée sur sa peau, gravée dans son cœur. Elle nous éclaire sur ses convictions et ses causes. Pour lui, Goliath représente tous les combats injustes et les guerres sans fin pour le pouvoir et l’argent, ou encore les tentations qui nous entourent à chaque instant. Sous son armure de tatouages (un bélier sur le dos en référence à son signe astrologique, sur le crâne, un soleil et un faucon, son signe astrologique indien), se cache un homme patient, spontané parfois jusqu’à l’excès, mais généreux, estiment ses connaissances. «Quand il est au Maroc entre Casablanca et Mohammedia, il distribue tout son argent aux mendiants», disent de lui ses amis. Mais avant tout, à 38 ans, David Piccolo est un musicien accompli. Quadrilingue, il chante aussi bien en français qu’en anglais, en italien ou en espagnol. Multi-instrumentiste, il manie guitare, batterie, piano, percussion et surtout le chant qu’ il appelle l’instrument du pauvre. Ce touche-à-tout, tire ses influences du reggae qui l’a bercé depuis son jeune âge, de la soul, ragga, funk, hip hop, rock, raï… C’est ce qui donne son style unique, un mélange, une nouvelle sauce musicale. Et ce n’est pas tout. Jeune, il a exercé divers sports pour se tenir maintenant au vélo, aux arts martiaux, aux sports de glisse (skate, snow-board), et enfin la break danse… et a surtout une énergie dans sa musique. Ce rastaman au crâne rasé est toujours à la recherche des bonnes vibrations. Né en Belgique, David a commencé la musique à l’âge de 5 ans, il a grandi en Sicile jusqu’à l’âge de 13 ans pour revenir à Anderlecht, là où il a retrouvé ses amis d’enfance pour la plupart d’origine marocaine et qui lui ont fait découvrir le goût de ce pays en les accompagnant dans leurs villes d’origine Marrakech, Casablanca, Agadir, Rabat, Tanger… à fin 2006, Picolo commet un single intitulé «Mama» avec Omar Perry; featuring Deep Culcha le groupe dont il était le leader avec lequel il signe «Multiculture», son premier album. Un mélange d’influences musicales et linguistiques, notamment avec des instruments et des chants orientaux grâce à Ben Chikkha Walid alias Daddy W qui fait partie du groupe Deep Culcha qui fut le backing band d’ Omar Perry pendant un bon moment. Il participe à une pièce de théâtre intitulée «Sketch Drugs & Rock n’Roll» avec Marc Dumortier et M. Piangerelli. En 2010, il prend un nouveau départ en solo avec un futur album nommé «Stranger» avec lequel il a fait diverses tournées et dont la sortie est prévue en 2011. «Je suis le Français en Sicile, le rital ou le beur en Belgique, mais je me sens partout chez moi», dit ce «Stranger». Auteur compositeur et interprète, il s’auto-produit et propose aussi d’autres artistes sous la bannière de son propre label : Art-Lab Productions.









