«Demain sera beau» : Voyage au centre de la terre

«Demain sera beau» : Voyage au centre de la terre

Rita Alaoui inaugure la galerie 127 à Montreuil en France


Elle est l’une des figures majeures de la scène artistique contemporaine marocaine. Son travail s’intéresse principalement à la représentation des plantes, des arbres, des minéraux ou des insectes. Il s’agit bien évidemment de l’artiste Rita Alaoui. Cette jeune artiste inaugure la galerie 127 à Montreuil en France, en présentant son exposition baptisée «Demain sera beau». Un travail qui rassemble des photographies, des œuvres peintes aux brou de noix et des collages mêlant photographies, dessins, peintures et objets. De même, il donne à voir un livre d’artiste avec des rehauts réalisés à la main, ainsi chaque exemplaire est un tirage unique. A vrai dire, son exposition est un voyage au centre de la terre, dans l’archéologie de notre existence humaine et bien au-delà encore. Avant de livrer sa création, Rita Alaoui se métamorphose et se glisse dans plusieurs peaux.

«D’abord, la chasseuse-cueilleuse qui prélève des spécimens dans la nature. Puis rassasiée de sa récolte de pierres et de végétaux, elle organise sa cueillette et entame, telle une naturaliste, la sénescence joyeuse des objets. Enfin, l’alchimiste entame la métamorphose en livre-objet, photographie, dessin, collage… Chacune de ces réalisations est un manifeste du vivant», lit-on dans une note d’information. Rythmée par l’observation, la collection, l’accumulation d’objets trouvés dans la nature et la méditation, la démarche artistique de Rita Alaoui laisse deviner un protocole de travail dont les références à l’anthropologie ou à l’archéologie s’effacent au détriment d’une nouvelle forme de spiritualité contemplative. Son oeuvre devient temple et les objets sacrés.

D’ailleurs, lors de projets de recherche, elle a établi un croisement d’expériences et de pratiques qui lui ont permis de créer de multiples regards et interrogations sur une question essentielle de sa pratique, de son rôle en tant qu’artiste, celui de reproduire les ruines laissées par le passage du temps, de repenser notre connexion au monde, de réinterpréter le familier et d’imaginer des connexions avec l’extraordinaire. Diplômée de la Parsons School of Design, New York, son travail est montré régulièrement lors d’expositions à l’international et au Maroc.

Elle participe à de nombreuses conférences, débats et discussions autour de la pratique artistique contemporaine et intervient au sein d’ateliers dans les domaines de la peinture et du dessin, du processus créatif et du livre d’artiste.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *