Après leur sit-in, en guise de protestation contre l’abus de pouvoir, des professeurs de langue arabe de l’école supérieure des professeurs à Rabat ont décidé de «boycotter les cours et les conférences ainsi que les différentes activités scientifiques». Ils envisagent également d’organiser des sit-in à l’école supérieure des professeurs à El Irfane et à son siège central à Taqaddoum. Ils dénoncent même la programmation de cours de l’ensemble de la filière de langue arabe dans ce quartier au lieu de «l’annexe d’Al Irfane en tant que siège officiel de la filière». De plus, ils tiennent à leur «dossier revendicatif, objet de correspondance au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, entre autres». Pour rappel, cette affaire porte sur «le renvoi des coordinateurs des filières de licence en éducation au primaire et de licence en étude islamique dans le cycle secondaire sans motif objectif». Pour eux, le fait de programmer des cours de la filière arabe à l’école au quartier Taqaddoum est également « abusif, unilatéral et non objectif». Le tout en pointant du doigt ces décisions qui, à leur sens, «ne tiennent pas compte de l’intérêt des étudiants et enseignants à la fois tout en violant les règles en vigueur en gestion universitaire». Dans ce sens, ils se soucient de la déperdition et la formation d’une nouvelle génération d’enseignants.









