Culture

Entretien avec Alain Weber, directeur artistique du Festival de Fès des musiques sacrées : «Je m’inspire de la musique et des musiciens»

© D.R

Rencontré en marge de l’ouverture de la 27ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, prévue jusqu’au 1er juin, le directeur artistique Alain Weber nous dévoile les contours de la création spectaculaire «Zyriab ou la cinquième corde», ayant ouvert le bal du festival, le choix des artistes participants et ses inspirations.

ALM : Vous avez conçu et mis en scène la création spectaculaire «Zyriab ou la cinquième corde», ayant ouvert le bal de la 27ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde. Comment est née l’idée de ce spectacle?
Alain Weber : La création a été imaginée sur la base de la thématique retenue cette année, «La quête de l’Esprit Al-Andalus». Pour ne pas repartir d’une manière trop abstraite sur l’Andalousie, c’était l’idée de la personnaliser par le personnage historique «Zyriab». Poète, chanteur et musicien, cette légende venue de Bagdad au Moyen-Âge et installée dans l’Andalousie musulmane a bouleversé la culture orientale et occidentale. Il était un musicien de génie connu par la musique. L’idée était de construire un monde féérique basé sur le rêve et le voyage, tout en utilisant la lumière et le mapping. Et permet également d’avoir quelque chose visuellement qui fait rêver.

En même temps, faire un spectacle animé par un mélange d’artistes issus de différents pays du monde, mais qui sont toujours des artistes traditionnels. Il faut que l’héritage du patrimoine musical, grâce notamment à ce travail fait au Festival de Fès des musiques sacrées, puisse se prolonger. Comme vous avez remarqué, tout le long du spectacle il y avait souvent des musiques traditionnelles.

Comment s’est fait le choix des artistes participants à cette création?
On a travaillé sur des petits thèmes. Comme vous avez regardé, il y avait, à chaque fois, une histoire différente à présenter : une histoire de la planète, Pythagore, les éléments de la terre : air, eau, feu, tempête, montagnes, etc. On a voulu montrer à travers des musiciens présentés comment le personnage de «Zyriab» a fait son voyage musical. Et c’est pour ça que le choix des artistes était basé justement pour illustrer l’influence dans la musique arabe.

Qu’est-ce qui vous inspire pour imaginer vos créations artistiques ?
Je m’inspire de la musique et des musiciens. J’adore les musiciens traditionnels. Je suis admiratif devant des artistes qui arrivent quand même à résister et à prolonger leurs musiques aujourd’hui. Une chanson, une poésie, un personnage ou un visage d’un musicien m’inspirent également.

Articles similaires

Culture

FIDADOC 2024 «Les mots qu’elles eurent un jour» de Raphaël Pillosio remporte le Grand Prix

Le film «Les mots qu’elles eurent un jour» du réalisateur français Raphaël...

Culture

Le groupe entame une tournée dans plusieurs villes : «Fillas de Cassandra» apporte la musique galicienne au Maroc

À l’occasion de la célébration de la Fête de la musique, l’Institut...

Culture

Rencontre autour du livre «Au détroit d’Averroès» de Driss Ksikes à Casablanca

The Kitab Club, en collaboration avec la maison d’édition Le Fennec, organisent...

EDITO

Couverture

Nos supplément spéciaux