Françoise Bevy, membre collectif d’Etre ici, nous parle de l’objectif principal de la cinquième édition de ce parcours artistique et la particularité de cet événement biannuel, qui vient de fêter ses 10 ans d’existence.
ALM : Qu’est-ce qui distingue ce nouveau rendez-vous de ses quatre précédentes éditions ?
Françoise Bevy : Nous ne pouvons pas faire une comparaison entre toutes les éditions d’Etre ici, je dirais qu’elles sont toutes réussies et formidables. Le parcours artistique fête, cette année, ses 10 ans d’existence. C’est pourquoi l’événement dure deux jours, les 14 et 15 septembre, au lieu d’une seule journée comme pour les quatre précédentes éditions. A chaque rendez-vous, nous faisons découvrir au public des lieux emblématiques différents, qui rappellent l’histoire de Tanger. Je trouve que cette cinquième édition est magnifique avec un programme très varié et une belle ambiance qui diffère d’un site à l’autre. Nous avons choisi pour cette édition neuf lieux emblématiques, qui s’ouvrent au public et l’invitent à découvrir son émerveillement et son histoire.
Comment avez-vous procédé au choix de ces dizaines d’artistes de différentes disciplines et à leur répartition entre les neuf lieux emblématiques programmés pour cette cinquième édition?
Parmi ces artistes, figurent ceux qu’on connaît et qu’on avait déjà invités au cours des précédentes éditions. Comme c’est le cas par exemple de l’artiste Khadija Tnana, qu’on a accueillie il y a longtemps et que l’on fait pour la deuxième fois cette année à Marhaba Palace. Il y a ceux qui viennent nous rejoindre et intégrer pour la première fois Etre ici. Quand vous aurez fait tout le parcours artistique, vous allez vous rendre compte qu’il y a toujours un mélange de peinture, d’installation, de sculpture, … Les artistes s’adaptent à l’ambiance et s’émerveillent de la beauté des lieux et le font révéler.
Est-ce un moyen de faire réagir le public ?
Généralement, les artistes essayent de faire revivre les lieux à travers des installations, des performances, des vidéos, de la musique, de la danse et du chant. Le public veut chercher le sens et la signification de leur œuvre. Il y a toujours cette interaction entre les artistes et les visiteurs.
Est-ce que cet événement biannuel garde-t-il le même objectif au fil de ses cinq éditions ?
L’objectif premier d’Etre ici et que nous suivons depuis dix ans est de faire dialoguer le lieu, le public et les artistes. Nous avons commencé très petits et plus humblement. Nous nous disions toujours que nous allions grandir. C’est ce qu’on a aidé à réussir et à aller de l’avant dans le développement de cet événement.
Est-ce que la réussite de cet événement et sa continuité reposent également sur le bénévolat de membres du collectif et de ses sympathisants?
Comme vous le savez, l’équipe du collectif d’Etre ici est constituée seulement de volontaires. Etre ici bénéficie aussi du soutien d’un nombre important de jeunes de la ville dans les différents services comme la logistique et autres. Nous assurons l’accueil et le déplacement des artistes, mais ils suivent aussi ce principe de bénévolat. C’est peut-être ce bénévolat qui fait également toute l’énergie de la générosité de cet événement.