Culture

Entretien avec Lobna Al Amin, artiste-peintre bahreïnie: «Assilah m’inspire et me pousse à créer»

Lobna Al Amin, artiste-peintre bahreïnie

Lobna Al Amin nous parle du thème de sa nouvelle exposition «Au bord de la mer», qui se poursuit jusqu’au 31 décembre au Centre Hassan II des rencontres internationales d’Assilah.

ALM : Qu’est-ce qui distingue votre nouvelle exposition «Au bord de la mer» ?
Lobna Al Amin : C’est le fruit d’une longue expérience que j’ai pu accumuler au sein des ateliers d’arts organisés dans le cadre du Moussem culturel d’Assilah. J’y participe depuis annuellement. Après ma participation avec des peintures murales et aux autres ateliers d’arts, c’est la première fois que je présente mes œuvres dans une exposition individuelle, qui se poursuit jusqu’au 31 décembre au Centre Hassan II à Assilah. Et ce grâce au soutien et à l’encouragement de feu Mohamed Benaïssa, ancien secrétaire général de la Fondation du forum d’Assilah, qui a mis à ma disposition tout ce qu’il me faut pour travailler aux ateliers du Palais de la culture. D’ailleurs, une partie des travaux de cette exposition je l’ai réalisée à Assilah et l’autre au Bahreïn.

Pourquoi avez-vous choisi «Au bord de la mer» comme titre de votre nouvelle exposition ?
Parce que Assilah est située au bord de la mer. En fait, je l’ai repris du titre que feu l’artiste Mohamed Melehi avait donné à un projet artistique inscrit dans le cadre du Moussem culturel 2004. J’ai trouvé que ce titre s’adaptait bien au thème des œuvres de ma nouvelle exposition. D’autant plus qu’elles reflètent tout ce qui a rapport à la mer : les vagues, le sable, les pierres, les bateaux de migrants avec leur espoir d’accéder à l’autre rive,… J’ai utilisé la technique du collage dans la réalisation de l’ensemble des travaux de cette exposition.

Quel est l’apport de votre participation de plus de 20 ans au Moussem à Assilah ?
Cette participation m’a aidée à développer ma personnalité sur les plans humain et artistique. Surtout que le Moussem constitue un lieu de partage et d’échange d’expériences entre des artistes venus des quatre coins du monde, de tout le Royaume du Maroc, de l’Europe, de l’Amérique et des pays arabes. Il m’a permis de découvrir de nouvelles techniques du travail et de connaître de près des personnalités qui ont marqué ma vie comme feu Mohamed Benaïssa. Malgré son agenda très chargé, il était d’un grand soutien et d’une grande générosité à travers ses conseils et encouragements envers les artistes, mais également à d’autres créateurs de différentes disciplines.

En tant qu’artiste familier du Moussem, que représente pour vous la ville d’Assilah ?
Comme l’ai déjà évoqué, je viens depuis plus de 20 ans à Assilah et j’y suis très attachée. En plus des ateliers d’arts, où je garde beaucoup de relations d’amitié parmi des artistes, je ressens un grand amour pour Assilah et ses habitants. Je suis bien accueillie partout où je vais. En tant qu’artiste, la ville m’inspire et me pousse à créer.

En plus de votre participation au Moussem d’Assilah, pourriez-vous nous parler d’autres expériences qui ont marqué votre parcours d’artiste?
Ma participation de plus de 20 ans au Moussem d’Assilah représente beaucoup pour moi. C’est une belle expérience dont je suis fière et marque mon parcours d’artiste. Il n’empêche que je prends part depuis 1989 à des événements et ateliers d’arts organisés au Bahreïn, mon pays d’origine et ceux du monde arabe et étranger. En plus de ma participation à plus de 60 expositions collectives, j’ai exposé plusieurs fois et à titre individuel, notamment à Paris, Bahreïn et Damas.

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