Culture

Eric van Hove allie artisanat marocain et savoir-faire artistique

© D.R

L’artiste conceptuel Eric van Hove dévoile son œuvre d’art «Mahjouba 4» à la galerie d’art «Kulte Center for Contemporary Art & Edition» de Rabat. Une œuvre d’art résultant d’une recherche hybride entre art contemporain, tradition artisanale, et ingénierie de pointe.

La galerie d’art «Kulte Center for Contemporary Art & Editions», basée à Rabat, accueille le projet intitulé «Mahjouba 4». Il s’agit à la fois d’une œuvre d’art, un NFT et le quatrième et dernier prototype de l’initiative «Mahjouba». Une initiative menée depuis six ans par l’artiste Eric van Hove, dont l’objectif est de concevoir un cyclomoteur électrique pour le marché local en utilisant principalement des techniques et des matériaux artisanaux marocains. «Parfait objet d’artisanat technique résultant d’une recherche hybride entre art contemporain, tradition artisanale, ingénierie de pointe et design d’interaction, « Mahjouba 4 » est constituée principalement de pièces produites par des artisans marocains indépendants (70%) et de quelques pièces high-tech provenant des circuits classiques de production industrielle (30%) », explique à ce sujet la galerie. Il faut dire que «Mahjouba» est le quatrième prototype/œuvre d’art à ce jour sur la chronologie de l’initiative, et le dernier avant la sortie d’une version grand public en 2024. C’est un objet d’art multiculturel qui combine des techniques anciennes et contemporaines et qui est réfléchissant des sensibilités marocaines, maghrébines, africaines et européennes. Pour l’histoire, Eric Van Hove a commencé à travailler sur l’Initiative Mahjouba en 2016, au moment où Marrakech accueillait la COP22. Alors que l’artiste utilise l’héritage artisanal marocain comme médium artistique de prédilection depuis 2012, l’initiative réfléchit à la possibilité significative de réintégrer l’artisanat dans la fabrication de biens pour la classe moyenne active localement. Il propose de le faire en développant une moto électrique, qui allie artisanat, design, ingénierie et savoir-faire artistique. Une conception technique fonctionnaliste se situant au croisement des normes légales internationales pour la propulsion électrique à deux roues et des outils et matériaux disponibles pour les artisans locaux.

A propos de l’artiste
Né en 1975 en Algérie, Eric van Hove a grandi au Cameroun et vit régulièrement au Japon. L’itinérance, paramètre important de l’histoire personnelle d’Éric van Hove, se retrouve au cœur de sa pratique artistique. Son travail se nourrit en effet du déracinement et de l’exil volontaire que l’artiste met en œuvre comme un élément moteur de sa création. Tout autant qu’une nécessité individuelle, le nomadisme constitue chez Éric van Hove un véritable positionnement artistique. C’est ainsi à l’échelle du monde que se développent le travail et la pensée de l’artiste, qui crée dans des contextes toujours diversifiés des installations, photographies, performances, œuvres éphémères ou oratoires. Son travail met en évidence des problématiques à la fois locales et globales, dont il s’attache à relier les polarités. À rebours des effets uniformisants de la globalisation contemporaine, sa démarche vise à souligner tout à la fois l’universalité humaine et les singularités qui la constituent. Éric van Hove a présenté des travaux dans de nombreuses institutions muséales et biennales internationales à l’instar la Centrale Électrique/Centre Européen d’Art Contemporain de Bruxelles, Toride Art Museum au Japon, Location One à New York, 4th Bishkek Contemporary Art Exhibition à Kirghistan, ou Sharjah Art Museum aux Émirats Arabes Unis).

C’est le titre de la boite
Entre Art et enjeux
A propos de son projet : Dans l’œuvre d’Eric Van Hove, l’art conceptuel, l’activisme et la réflexion se mêlent. Naissent des prototypes entièrement personnalisables se balançant entre l’œuvre d’art et l’objet usuel. La définition est en suspens. Pour son projet « Mahjouba », il a mené plusieurs think tanks afin de produire des véhicules (au nombre de cinq aujourd’hui) capables de se déplacer au Maroc et susceptibles de convenir à la vie, à l’usage. « Mahjouba » dépasse l’art et tente de répondre à des besoins économiques, environnementaux et comportementaux.

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