Exposition à Rabat : Onze artistes livrent leur perception de la joie

Exposition à Rabat : Onze artistes livrent leur perception de la joie

Elle réunit Binebine, Rachdi, Arraqas, Abyad et autres

La galerie Abla Ababou située à Rabat accueille à partir du19 juin et jusqu’au 30 septembre 2021 une exposition collective baptisée «Joy». Celle-ci rassemble 11 artistes issus d’horizons différents et qui se sont emparés de la thématique de cette exposition pour livrer leur perception de la joie. «Entre humour, spiritualité et poésie, les univers défilent mais ne se ressemblent pas. «Joy», un titre à la limite de l’ironie dans le contexte actuel. Le rôle de l’art n’est-il pas aussi celui d’enjoliver les choses ou alors d’en rire?», explique la responsable de galerie à propos du choix de la thématique, dans une note de présentation.

Il faut dire que «Joy» réunit des artistes peintres, plasticiens, photographes ou sculpteurs de matière et dont chacun livre son ressenti. En effet, chez Hicham Matini et Louis d’Hauterives la dérision domine. Le premier se moque du monde de l’audiovisuel, l’une des sources premières de diversion chez bien des humains. Le second offre à voir à travers ses «dessins puérils pour adultes» une promenade onirique dans l’univers du cirque où foisonnent détails et personnages burlesques. Avec Mahi Binebine, c’est une catharsis à travers le rire qu’il exploite avec allégresse. Même démarche chez Christophe Miralles qui interroge l’humain à la recherche de réconfort et d’un apaisement que Sophie Champetier de Ribes exprime en photographiant l’insouciance de l’enfance. Sensualité et désir ne sont pas en reste.

Mohamed Rachdi dans sa série «Les Enluminures du désir» a puisé dans ses pulsions délirantes pour illustrer l’amour. Quant à Christian Mamoun, le bonheur est une histoire de moments volés. Sa dernière série savamment mise en scène nous dévoile des corps enchevêtrés faisant exulter la liberté des modèles. Autant de détails anatomiques qui se lisent également dans les dessins de Khadija Abyad. Du dessin mais aussi de la peinture avec des scènes débordantes de tendresse dans lesquelles Sanae Arraqas retranscrit les joies de la maternité. Un bonheur palpable qui pour Florence Arnold a un goût de voyage quasi initiatique à travers ses cartographies imaginaires et ses anges lumineux. Et pour finir, une toile épurée de Morran Ben Lahcen où trône une croix orange, couleur de l’énergie et symbole de l’intersection du temps et de l’espace.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *