Exposition «Bêtes de scène» à Rabat : Plongée dans l’univers imaginaire de Amina Rezki

Exposition «Bêtes de scène»  à Rabat : Plongée dans l’univers imaginaire de Amina Rezki

Elle y expose une série de portraits réalisés pendant le confinement

L’artiste belgo-marocaine Amina Rezki revient à Rabat pour dévoiler sa nouvelle exposition baptisée «Bêtes de scène», au Kulte Center For Contemporary Art et ce du 17 mai au 25 juin 2021. Elle présente en effet une série de portraits réalisée pendant le confinement. Des portraits étranges, imaginés incarnant la présence réelle en une forme pérenne. «Si des autoportraits nous ramènent au temps présent, tel général ou cavalier rappellent plutôt les années folles, tel personnage anonyme croisant les jambes sur fond de motif aux alvéoles quasi psychédéliques nous ramènerait aux années 70. On n’est jamais loin du chromo ou de l’image d’Épinal, mais tout l’art de Rezki consiste à se jouer des stéréotypes à travers des effets de déplacements savamment élaborés», atteste à ce sujet Olivier Rachet, essayiste et enseignant en lettres modernes et cinéma-audiovisuel.

Il faut dire que Amina Rezki ne s’inscrit dans aucune école. Dotée de son propre univers, elle se laisse guider par son instinct. Délaissant l’abstraction pour la figuration, elle peint et dessine visages et corps torturés, scènes apocalyptiques ou dystopiques. «Expressivité, force, et profondeur… je suis très instinctive. Loin de l’académisme, ma peinture témoigne d’une recherche perpétuelle, d’une lutte intense contre les acquis et les habitudes», indique-t-elle. Et d’ajouter : «je ne veux pas m’enfermer dans un style, mais laisser tout champ ouvert». Pour l’artiste, le papier, la toile blanche, le dessin et la peinture représentent pour elle un champ de liberté.

Une simple tâche ou une trace jetée sur la toile ou sur le papier stimule son imaginaire qui construit progressivement le tableau ou le dessin. «Je ne me sépare jamais de mon carnet de dessin. Je peins et dessine sans relâche, je passe de l’un à l’autre sans difficulté. Mon travail se nourrit de tout ce que j’observe autour de moi. Je n’ai aucune difficulté à passer du dessin à la peinture et vice versa», dit-elle. Arrivée à l’âge de cinq ans en Belgique, Amina Rezki se découvre dès l’enfance une passion pour le dessin. Après une formation à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles, elle se consacre à l’éducation de ses enfants avant d’entreprendre entre 2003 et 2009 des cours intensifs de peinture à l’Académie d’Art d’Uccle à Bruxelles.

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