Agenda
Pour les mois d’avril, mai et juin, la Fondation Al Mada propose une programmation culturelle riche et variée alliant expositions, performances ateliers et rencontres littéraires.
La Fondation Al Mada a présenté son programme culturel pour avril, mai et juin. Entre exposition, spectacles, littérature… la nouvelle saison prévoit plusieurs moments forts. A commencer par l’exposition «Nature morte » de Halima Forati. Celle-ci est une artiste marocaine autodidacte. Son travail se caractérise par la précision dans la transmission de tous les détails et ne diffère pas des artistes hyperréalistes en utilisant l’image photographique sur laquelle ils s’appuient comme modèle, au lieu d’une vision directe. « La photographie approuvée par l’artiste n’appartient à aucun photographe, mais c’est elle qui effectue ce processus après avoir disposé les éléments de ses peintures pour éviter tout conflit ou violation des droits d’auteur. Ainsi, ses peintures simulent l’apparence détaillée de l’image et se concentrent sur des scènes spécifiques, notamment la nature morte, qui puise dans le vocabulaire patrimonial comme les mosaïques marocaines et certains ustensiles traditionnels associés dans notre culture aux mariages et aux funérailles», indiquent les organsiateurs. Au programme également « Papers blooming in a forest» d’Ilyas Selfati. Cette exposition trouve son origine dans une résonance historique et artistique avec le séjour d’Henri Matisse à Tanger en 1912. À une période marquée par le deuil et le doute, Matisse découvre dans la ville un espace de retrait et de renouvellement.
Ce moment fondateur devient, plusieurs décennies plus tard, un point d’ancrage pour Ilyas Selfati. Le public découvre de même «De fil en mémoire» de Soumiya Jalal. L’œuvre de cette artiste se situe à la lisière de la sculpture textile et de l’installation immersive. S’inscrivant dans la lignée de figures majeures de l’art textile telles que Sheila Hicks ou Chiharu Shiota, l’artiste explore la puissance narrative de la fibre à travers des structures monumentales qui redéfinissent l’espace architectural. Sa démarche repose sur une alchimie du contraste : l’utilisation de matériaux dits « pauvres » ou utilitaires ficelle de chanvre, sisal, laine brute de chèvre et de mouton qu’elle détourne de leur usage premier pour leur offrir une dignité sculpturale.
L’art du zellige, la culture DJ et du zajal
Parmi les temps forts de cette saison, figure également l’événement «l’art du zellige du Maroc pour le monde». Au programme de cette manifestation; des conférences placées sous plusieurs thèmes, des ateliers et des concerts. Côté musique, le public découvre « DJ’s Spring Selecta ». Il s’agit d’un programme conçu comme une célébration de la culture DJ et de ses multiples expressions. Déployé sur trois mois, il met à l’honneur trois grandes esthétiques musicales à travers une programmation éclectique, réunissant des artistes aux univers variés.
Pensé comme un espace de découverte et de partage, chaque rendez-vous invite le public à plonger dans les dynamiques du DJing, entre performances et transmission.
Des ateliers, des temps d’échange, une mini-exposition interactive et des tremplins viendront enrichir le programme, offrant des opportunités d’apprentissage et de mise en lumière pour le grand public. Côté littérature, le programme donne à découvrir les livres « Les femmes et l’art au Maghreb » de Nadia Sabri et Rachida Triki , «Nous étions une île» de Noor Ikken et «Des représailles» de Françoise Benomar. Enfin, le public aura l’occasion à découvrir la soirée zajal «Klami Gnawa» avec Rabie Abbas, Sabir Melouani, Abdelkader Amlil, Marouane Aouinat et Moustapha El Abridi. Ce projet artistique vise à créer une expérience créative qui réunit la poésie contemporaine et l’esprit de l’art gnawa, dans un cadre évoquant la mémoire de la jalsa marocaine au sein de la maison traditionnelle. Dans cet espace, la voix rencontre le rythme et la parole se mêle à la mémoire collective. «Le projet n’est pas seulement un spectacle musical ni une simple lecture poétique ; il s’agit d’un voyage artistique qui retrace l’instant de la jalsa marocaine en tant qui retrace l’instant de la jalsa marocaine en tant qu’espace social, culturel et spirituel», explique la même source.










