Culture

Faouzi Bensaïdi honoré au 20ème FIFM : Un hommage théâtral sur les planches du festival !

Entre l’art et Faouzi Bensaidi c’est toute une histoire d’amour ! Un récit raconté avec émotion, lors de son hommage au 20ème FIFM, par les artistes qui l’accompagnent dans ses films, notamment Nezha Rahil, qui n’est autre que son épouse.

« Je remercie Sa Majesté le Roi Mohammed VI et SAR le Prince Moulay Rachid». Ainsi s’exprime, mercredi soir, au début de son discours le cinéaste mis à l’honneur pour s’en féliciter lors d’une cérémonie dédiée à son parcours. Une trajectoire qu’il raconte dans un langage poétique et théâtral à la fois. Le tout en faisant des confessions.

Dédicace à la «mère» et aux autres
«Je dédie cet hommage à ma mère », s’exprime-t-il. Entre-temps, il ne manque pas de devoir une fière chandelle à sa conjointe, également actrice dans ses films, pour sa patience ainsi qu’à ses « équipes » dont certains l’accompagnent depuis ses « débuts » qui remontent à environ « 25 ans ». En fait, son premier court-métrage a le même nombre d’années de sa carrière. Par la même occasion, il se félicite des témoignages faits par des stars du cinéma mondial à l’égard de sa trajectoire. Et ce n’est pas tout ! Le réalisateur, qui se présente de manière théâtrale pour rester fidèle à sa passion pour les planches qu’il adapte d’ailleurs au cinéma dans son film « Ayam Essayf » (Jours d’été), ne manque pas de rappeler sa relation avec sa famille meknassie réticente à sa carrière d’artiste. Le tout en se félicitant de la restauration du cinéma Camera avant de finir son discours par la poésie de Mahmoud Darwish. Un clin d’œil visiblement à la guerre au Proche-Orient. De leur côté, des artistes habitués de ce réalisateur, comme Nadia Kounda, qui attend un bébé, Fahd Benchemsi, Hajar Graigaa, Mouhcine Malzi, Nezha Rahil qui lui remet l’étoile d’or font une apparition sur la scène pour rendre un vibrant hommage exprimé par l’artiste Rabii Benjaihale qui le fait dans un langage poétique aussi. Des acteurs qui participent en majorité au dernier film de Faouzi Bensaidi projeté dans la même soirée.

Dans l’intrigue de «Déserts»
Ce long-métrage, interprété par les mêmes artistes aux côtés du réalisateur, raconte l’histoire de Mehdi et Hamid qui travaillent pour une agence de recouvrement à Casablanca. Prisonniers de leur propre errance, ils arpentent des villages isolés du grand sud marocain pour soutirer de l’argent à des familles surendettées. Outre ce film, le 20ème FIFM projette d’autres réalisés par le même cinéaste. C’est le cas de «Mort à vendre » dont les scènes se déroulent à Tétouan pour raconter l’histoire de Malik, Allal et Soufiane, trois copains paumés qui vivent de petits vols dans une ville constamment plombée par un ciel lourd. Désespérés, ils ne semblent avoir aucune chance d’échapper à cette vie de misère. Ils décident ainsi de dévaliser une bijouterie. Déjà, le festival a projeté lors d’une édition précédente son film « Ayam Essayf » (Jours d’été) dans lequel des artistes de renom comme Mouna Fettou s’y produisent pour le bonheur du réalisateur qui y concrétise sa passion pour les planches qui lui sont si chères qu’il s’en inspire pour honorer son parcours lors de la cérémonie de l’hommage qui lui est rendu par le 20ème FIFM. Une édition mémorable pour lui et pour le public présent.

Retour sur le parcours du ciNéaste

Débuts  Déjà, le réalisateur accompagne le festival et cette manifestation l’accompagne à son tour. En fait sa carrière a à peu près le même âge du FIFM. En tout, Faouzi Bensaïdi mène depuis près de 25 ans une carrière exemplaire devant et derrière la caméra. Auteur phare du cinéma marocain, il en est l’un des représentants les plus illustres à l’international, ses films étant régulièrement sélectionnés dans les plus grands festivals du monde, de Cannes à Berlin, en passant par Toronto et Venise. Passé maître dans l’art du poético – burlesque, il construit patiemment et sûrement une œuvre remarquable, d’une grande singularité et d’une profonde humanité. En 1998, il réalise son premier court métrage, le multiprimé «La Falaise». En 2000, il réalise deux courts métrages «Le Mur» et «Trajets » primés à l’international. Son premier long métrage, Mille mois, reçoit aussi des prix à l’étranger, notamment à Cannes. Il finit par enchaîner avec d’autres films comme «What a Wonderful World», «Mort à vendre», «Volubilis», «Jours d’été» et «Déserts». Une filmographie qui lui vaut l’hommage rendu par le FIFM.

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