Culture

Festival de Fès des musiques sacrées du monde : Sami Yusuf émerveille les milliers de spectateurs

© D.R

Il a offert de belles envolées majestueuses et mystiques

Lancé vendredi dernier, le 27ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde continue d’envoûter son public. Il a accueilli une sélection d’artistes dont la star du chant religieux à la carrière époustouflante, Sami Yusuf. Celui-ci a offert, samedi 25 mai, à l’enceinte historique de Bab Al Makina une soirée de mélodies transcendantales et d’harmonies universelles.

Après la soirée d’ouverture marquée par la création spectaculaire à la place Bab El Makina, vendredi, en présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, le 27ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde, initié sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI par la Fondation Esprit de Fès, et qui se poursuit jusqu’au 1er juin, continue à faire vivre au public des moments de grâce et de magie. Ainsi, les festivaliers étaient au rendez-vous, samedi dernier, avec trois performances hautes en couleur produites par une sélection d’artistes prestigieux.

Un concert mémorable
Le célèbre chanteur Sami Yusuf s’est produit, samedi 25 mai, à Bab El Makina, pour le plus grand bonheur du public, venu de toutes les régions du Royaume assister au spectacle de cet artiste hors pair. Le concert, qui a tenu toutes ses promesses, a été marqué par une véritable communion entre Yusuf et son public. «Je suis ravi de participer encore une fois au Festival des musiques sacrées du monde de Fès, un événement magique qu’on devrait vivre au moins une fois dans sa vie. C’est ma troisième participation et c’est toujours comme un retour aux sources», indique-t-il. La star était accompagnée par des musiciens de flamenco et de nombreux autres musiciens venus du monde entier dont le Maroc, à l’instar de Nabila Maan. Pendant presque une heure et demie, le compositeur et virtuose musicien a offert de belles envolées majestueuses et mystiques.

Il a interprété d’ailleurs des arrangements complètement nouveaux. Il a ajouté un fort élément flamenco aux compositions. Le public a été transporté par la beauté de la voix de l’artiste et la force des paroles des chansons interprétées telles que «Madad» et «Fiyyashiyya» et autres. Compositeur et interprète britannique, Sami Yusuf est considéré comme l’un des musiciens les plus influents de notre époque dans la catégorie des musiques du monde. Formé dès son plus jeune âge à la musique classique occidentale et du Moyen-Orient, son œuvre impressionnante reflète sa maîtrise de multiples musiques et langues. Sa force réside dans sa capacité à évoluer avec fluidité et authenticité parmi des genres divers comme le qawwali, très populaire en Inde et au Pakistan, la musique soufie du Moyen-Orient, la musique classique persane et occidentale ou encore le flamenco.

Le chœur «Magdalena» a envoûté le public de Jnan Sbil
Au Jardin Jnan Sbil, les festivaliers avaient également rendez-vous avec le chœur féminin des pays d’Oc «Madalena», sous la direction du chanteur et créateur Manu Théron. Le public a pu découvrir une composition nouvelle qui s’inspire des témoignages collectés depuis la fin du XIXème siècle et est enrichie d’autres airs grâce à un chœur de 23 femmes. «C’est un honneur de participer à ce festival et d’être invité en tant qu’artiste de l’Occitanie (sud de la France) qui chante une langue qui n’est pas le français. Être invité au titre de spiritualité populaire, c’est une dimension très importante, c’est très fort que je sois accueilli ici», a déclaré Manu Théron.

Il faut dire que ce chanteur et créateur a mis en musique «La Cantilène de Sancta Maria Magdalena» de Marseille, dont la partition a été égarée il y a plus de deux siècles. Cette œuvre réjouissante de réappropriation d’un pan refoulé de l’histoire est celle de Magdalena qui, à l’instar de l’Artémis d’Ephèse, demeure l’une des figures tutélaires et intemporelles de la cité phocéenne. L’adaptation de la cantilène à Sancta Maria Magdalena par Manu Théron a permis à ce chant archaïque de renouer avec la dévotion populaire à la Sainte en Provence et de se déployer librement.

Voyage musical de Vincent Moon
Dans le même endroit, le public a été émerveillé par le spectacle le «live cinéma» donné par Vincent Moon. «Ça me fait très plaisir de montrer mon travail ici à ce festival», dit-il. Nomade visionnaire des musiques planétaires, l’artiste a offert une nouvelle approche de la cérémonie. Il a offert une performance mêlant cinéma monté en direct. Chaque représentation est une combinaison unique de films et musiques sacrées, basée sur les enregistrements des Petites Planètes. Un nouveau spectacle naît chaque soir sur l’image filmée numérique ou composée par un logiciel. L’image accompagne la performance musicale habitée par cette incroyable énergie du sacré.

 

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