Manifestation
Le Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS) revient pour une 19ème édition placée sous le signe de la diversité des regards, de l’égalité et de la création cinématographique féminine. Au programme: compétitions officielles, hommages, rencontres, master class, débats et focus sur le cinéma québécois, avec une programmation qui entend ouvrir le dialogue entre cinéma, société civile et enjeux contemporains.
La 19ème édition du Festival international du film de femmes de Salé, prévue du 28 septembre au 3 octobre, s’annonce riche en rendez-vous cinématographiques et en échanges autour de la création au féminin. Fidèle à sa vocation, le festival mettra en avant des œuvres et des parcours qui interrogent la condition des femmes, les rapports sociaux et les différentes formes de discrimination, tout en ouvrant sa programmation à des regards venus de plusieurs horizons. Deux compétitions officielles structureront cette édition. La première sera consacrée aux longs métrages de fiction abordant des thématiques liées à la condition féminine. La seconde réunira des documentaires autour de la lutte des femmes pour l’égalité et contre toutes les formes de discrimination. Le cinéma marocain occupera également une place importante à travers deux sélections destinées au Prix Jeune Public. La rubrique «Un certain regard sur le court métrage marocain» réunira des films conçus, écrits, réalisés ou produits par des femmes, tandis que «Un certain regard sur le long métrage marocain» proposera une sélection de productions récentes.
Neuf longs métrages en compétition
La compétition officielle fiction réunira neuf films issus de plusieurs pays. Parmi eux figurent «Calle Málaga» de Maryam Touzani, coproduction Maroc-France-Espagne-Allemagne-Belgique, «Hijra» de Shahad Ameen, «Vanilla» de Mayra Hermosillo, «Runner» de Laura García Alonso, «Amour apocalypse» d’Anne Émond, «Un monde d’amour» de Yoon Ga-eun, «Stand Up» de Mari Sanders, «Forêt ivre» de Manon Coubia et «Shana» de Lila Pinell. La compétition documentaire réunira pour sa part cinq productions, dont «Wolobougou» de Camille Varenne, «The Flight of the Stork» de Soumaya Hidalgo Djahdou et Berta Vicente Salas et «La Cour des grands» de Hind Bensari. Le Québec sera l’invité d’honneur de cette édition. Quatre films permettront au public de découvrir la richesse et la diversité de cette cinématographie : «Impetus» de Jennifer Alleyn, «La Déesse des mouches à feu» d’Anaïs Barbeau-Lavalette, «Dounia, le grand pays blanc» d’André Kadi et Marya Zarif et «Fantas» de Halima Elkhatabi. Cette programmation sera accompagnée de rencontres avec plusieurs cinéastes québécoises. Une rencontre autour du cinéma québécois réunira notamment Halima Elkhatabi, Jennifer Alleyn, Anaïs Barbeau-Lavalette et Anne Émond. Un master class sera également animée par Halima Elkhatabi, réalisatrice québécoise d’origine marocaine, autour de son parcours et de son approche de la création cinématographique.
Des hommages et des regards croisés
Le festival rendra hommage à plusieurs figures du cinéma et de l’audiovisuel. Parmi les personnalités distinguées figurent les actrices marocaines Amal Ayouch, Meryem Zaïmi et Ibtissam Laaroussi, ainsi que la réalisatrice et autrice canadienne Anaïs Barbeau-Lavalette et le réalisateur marocain Mohammed Abderrahman Tazi. Un hommage posthume sera également consacré à Aïcha Benkhedra, figure engagée de la société civile marocaine et membre du bureau exécutif de l’Association Bouregreg. Autre temps fort, le dialogue entre les réalisatrices marocaines Hind Bensari et Sofia Alaoui permettra de croiser leurs regards sur leurs parcours respectifs et leurs univers cinématographiques.
Fatima Mernissi célébrée
La pensée de Fatima Mernissi sera également au cœur d’un programme spécial organisé en partenariat avec l’Association des Amis de Fatima Mernissi pour les activités culturelles. Cette programmation comprendra notamment la projection du film «Fatema, la Sultane inoubliable» de Mohamed Abderrahmane Tazi. Le traditionnel séminaire du festival sera consacré cette année au thème «Le cinéma et les enjeux de la société civile». Universitaires, chercheurs, critiques, journalistes et acteurs culturels et associatifs échangeront autour du cinéma comme acte citoyen, de son rapport à la société civile, mais aussi de son rôle dans la mobilisation, la participation sociale et la souveraineté culturelle. À travers cette programmation, le FIFFS entend faire de Salé un espace de rencontres entre les cinématographies, les générations et les regards, tout en consolidant sa place comme rendez-vous dédié à la création cinématographique féminine.










