Culture

Festival international du film de Marrakech: L’Etoile d’Or couronne «Promis Le Ciel» d’Erige Sehire

© D.R

Palmarès
Le rideau est tombé sur la 22ème édition du Festival international du film de Marrakech qui s’est terminée en beauté le samedi 6 décembre au Palais des congrès. Après des projections, rencontres et hommages, le festival a dévoilé ses lauréats. Retour sur les moments forts de la soirée de clôture.

Après neuf jours intenses de projections, de rencontres et de découvertes, place au palmarès de la 22ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) qui a été dévoilé samedi soir au Palais des congrès de la cité ocre. Pour la plus importante récompense du festival, le choix du jury présidé par le réalisateur coréen Bong Joon Ho s’est porté sur l’œuvre « Promised Sky » ou « Promis Le Ciel » de la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehire qui a remporté l’Etoile d’Or. Soutenu par les Ateliers de l’Atlas du Festival, ce film (93 minutes) raconte l’histoire de Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste vivant à Tunis, qui accueille Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et de Jolie, une étudiante déterminée portant les espoirs de sa famille restée au pays. En saluant « Promis Le Ciel », le jury a souhaité distinguer une œuvre qui ose regarder le monde autrement, avec une force poétique rare et une vision artistique pleinement engagée dans le réel. Avec ce prix, le jury récompense un geste de cinéma courageux, qui invite à repenser notre rapport aux autres et à nous-mêmes. Le jury a ainsi distingué une œuvre qui ose regarder le monde autrement, avec une force poétique rare et une vision artistique pleinement engagée dans le réel.

Outre le Grand prix «Etoile d’Or », Debora Lobe Naney a remporté le Prix de l’interprétation féminine pour le film «Promised Sky». S’agissant du Prix du jury, il a été attribué en ex æquo à «My Father and Qaddafi» de sa réalisatrice Jihan K et à «Memory» de Vladlena Sandu, deux films profondément personnels, où l’intime rejoint la grande histoire. Pour le Prix de la mise en scène, il a été décerné à Oscar Hudson pour «Straight Circle», dont la rigueur formelle et l’inventivité artistique ont marqué les esprits. Côté interprétation, Dìrísù a reçu le Prix d’i^
nterprétation masculine pour «My father’s Shadow» d’Akinola Davies Jr. Le jury a également salué la justesse des acteurs Elliot Tittensor et Luke Tittensor dans « Straight Circle » d’Oscar Hudson, leur attribuant une mention spéciale.

S’exprimant à cette occasion, le président du jury de cette édition a exprimé sa joie de participer au Festival international du film de Marrakech aux côtés des autres membres du jury, adressant ses vifs remerciements aux organisateurs du Festival et à l’ensemble des Marocains. M. Joon Ho a également souligné que « les films en compétition officielle étaient tous excellents, et même si seuls certains ont remporté un prix, ils sont tous gagnants et méritent de chaleureux applaudissements ». Outre le réalisateur coréen Bong Joon Ho, le jury comprenait aussi le réalisateur, scénariste et artiste visuel brésilien et algérien, Karim Aïnouz, le réalisateur marocain Hakim Belabbes, la réalisatrice et scénariste française Julia Ducournau, l’acteur et cinéaste iranien, Payman Maadi, la jeune actrice américaine Jenna Ortega, la scénariste et réalisatrice canadienne Celine Song et l’actrice anglo-argentine Anya Taylor-Joy.

Plus de 47.000 spectateurs ont assisté aux projections
Cette 22ème édition a également rendu un vibrant hommage à quatre figures majeures du cinéma, des artistes venus d’horizons différents, qui incarnent chacun à leur manière la force universelle du cinéma: Hussein Fahmi, Jodie Foster, Raouya et Guillermo del Toro. Le programme phare « Conversations » de l’édition 2025 a réuni des personnalités parmi les plus inspirantes du cinéma mondial, notamment le cinéaste coréen Bong Joon Ho, le réalisateur, scénariste et producteur mexicain Guillermo Del Toro, le réalisateur et scénariste australien Andrew Dominik et l’acteur, réalisateur et producteur américain Laurence Fishburne. Cette édition a aussi vu la participation de 81 films en provenance de 30 pays répartis en plusieurs sections, avec 13 films en compétition officielle, 9 films en «Séances de Gala», 16 films dans le cadre de la section «Hommage», 19 films dans la section «Horizons», 15 films dans la section «11e continent» et 7 films dans « Panorama du cinéma marocain». Selon les organisateurs, le public a répondu présent avec un engouement renouvelé : plus de 47.000 spectateurs ont assisté aux projections, dont 7.000 enfants et adolescents dans le cadre du programme Jeune Public et Famille, confirmant l’importance de la transmission qui fait partie de l’ADN du Festival.

Les Ateliers de l’Atlas ont une nouvelle fois démontré le rôle moteur qu’ils jouent pour les cinémas du continent et de la région. «Avec 350 professionnels réunis autour de 28 projets, cet espace de mentorat, d’incubation et d’accompagnement artistique a soutenu des œuvres prometteuses qui nourriront demain les écrans internationaux». Ainsi s’achève une édition marquée par la découverte, le partage et l’audace. À Marrakech, des parcours singuliers se sont dévoilés, des dialogues se sont noués et des œuvres ont trouvé un écho auprès d’un public attentif. En révélant de nouveaux talents et en saluant des cinéastes confirmés, le Festival international du film de Marrakech poursuit ce qui fait son identité : un lieu où le cinéma circule librement et continue de rapprocher ceux qui le font et ceux qui le regardent.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux

Articles les plus lus