Fouad Chardoudi expose «L’éloge du chaos»

Fouad Chardoudi expose «L’éloge du chaos»

Du 14 octobre au 13 novembre à l’Institut Français de Rabat

L’Institut Français de Rabat annonce la première exposition de sa rentrée culturelle. Ainsi, «L’éloge du chaos» de l’artiste Fouad Chardoudi ouvre le bal avec une exposition qui se tiendra du 14 octobre au 13 novembre 2021 dans la galerie de l’Institut Français de Rabat. Natif de Salé, Fouad Chardoudi pratique son art depuis une vingtaine d’années. L’artiste peintre est l’une des figures emblématiques de l’art contemporain marocain. Son néo- expressionnisme doublé d’un lyrisme latent lui attribue un statut à part, notamment dans les expositions collectives à côté de grands noms. De même, Fouad Chardoudi est aussi un poète ayant écrit quatre recueils de poésie dont Le Ciel quitte la gare, Tenir une traînée d’astre, En guise de précaution, et Inimitiés d’un seul jour.

Il est lauréat du premier prix de la Biennale des artistes arabes au Koweït 2019, membre du bureau exécutif de la maison de la poésie au Maroc et a été secrétaire général de la délégation du syndicat des artistes plasticiens marocains (Rabat-Salé-Zemmour- Zaër), de 2007 à 2010. A son actif, il a exposé dans plusieurs pays dans le monde en tant qu’artiste peintre. Parallèlement, ses oeuvres poétiques ont été traduites en plusieurs langues dont le français et l’anglais. Son oeuvre artistique est présente dans plusieurs musées et institutions culturelles européens et arabes. Fouad Chardoudi vit et travaille entre Rabat et Salé, entre son atelier de peinture et ses chantiers poétiques ouverts sur l’avenir de la culture au sein du Maroc. Sa marque de fabrique artistique est unique. L’écrivain Rachid Khaless décrit l’oeuvre de Fouad Chardoudi : «S’il est une gestuelle si poétiquement nerveuse, c’est bien celle de Fouad Chardoudi. Et ça dit tout de sa marque de fabrique ! Son geste, ardent et acéré, est celui d’un artiste pris de transe. On le dirait habité par le désir de peindre contre la peinture.

Un trait, une forme ou une couleur viendront toujours se juxtaposer à d’autres dans une chorégraphie instinctive. La main qui trace est aussi la main qui efface. Pourtant, une profonde poésie et une beauté transcendante s’en dégagent. Il n’y a nul désordre dans cette oeuvre qui exhibe ses ressorts : le trait cru, la palette chromatique, les formes exacerbées sont le prolongement nécessaire du geste qui les fait advenir». Et d’ajouter : «Plus que jamais présent dans son oeuvre, Chardoudi tisse un lacis de lignes, de formes et de couleurs pour nous rappeler, émanant de son intériorité, les soubresauts de la vie en nous. Il rend dicible, tout en lui préservant son état natif, le désordre du coeur humain qu’il spatialise dans ses tableaux. Ce désordre ne dit rien d’autre que la tension de l’homme aux prises avec le chaos des choses. Une sismographie de la psyché !».

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