970x250

Galerie d’art Living 4 Art à Casablanca : L’artiste Mehdi Abdellatif présente son exposition «Dystopie»

L’artiste peintre Mehdi Abdellatif a présenté, samedi à la galerie d’art Living 4 Art à Casablanca, son exposition intitulée «Dystopie».

L’exposition «Dystopie» est articulée autour de la thématique de la mort sans pour autant tomber dans les clichés accolés d’habitude à cette thématique, vu qu’il s’agit d’une réalité qu’on ne devrait pas craindre.
En marge de cette exposition, l’artiste-peintre a déclaré à la MAP et sa chaîne d’information M24, que le facteur temps a impacté les visages figurant sur ses toiles, en les comparant aux roues du véhicule qui s’usent au fur et à mesure des kilomètres traversés jusqu’à ce qu’elles ne soient plus en mesure d’être utilisées pour finir dans les décharges.

Selon l’artiste, ses toiles illustrent, outre ces visages, les victimes du facteur temps, reflétant ainsi l’état de la mort, notant que le public pourrait déduire de ses travaux qu’il est triste ou malade.
A cet égard, il a tenu à préciser qu’il est loin d’être triste et qu’il trouve une réelle plaisir à illustrer ses oeuvres en recourant à l’art expressif qu’il aime tant.

Pour l’artiste, la mort et la vie sont pareilles dans la mesure où le fait que l’être humain ne soit pas immortels le pousse à travailler et créer, notant que «si on savait qu’on est immortel. On passerait notre temps à ne rien faire».
Pour sa part, l’artiste-peintre Rajae Lahlou a indiqué, dans une déclaration similaire, que les oeuvres de Mehdi Abdellatif sont dominées par l’art expressif, notant que de son point de vue, les tableaux de l’artiste visent à rappeler l’être humain de l’après-vie.

L’artiste a utilisé la couleur noire qui incarne la mort avec d’autres couleurs tels le jaune et l’orange qui évoquent l’espoir et la sérénité, a-t-elle ajouté, relevant que l’idée est qu’il ne faut pas craindre la mort puisqu’il s’agit d’une vie après celle d’ici-bas et qu’il faut préparer l’après-vie à travers des oeuvres vertueuses.

Né en 1962 à la ville de Youssoufia, Abdellatif Mehdi rejoint la ville de Tanger, la perle du nord, où il exerçait l’enseignement, et vivait pleinement sa passion artistique. Peintre expressionniste et sculpteur, il est inspiré par les plus grandes élites telles que Edwards Munch, Francis Bacon, et Francisco de Goya.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.