970x250

«Habiba» : Un film sur l’amour au temps de la Covid

«Habiba» : Un film sur l’amour  au temps de la Covid

Dans le cadre de la compétition de long-métrage de fiction du 22ème Festival national du film de Tanger

Le nouveau film de Hassan Benjelloun, «Habiba», vient d’être présenté à Tanger, en présence des critiques de cinéma, des journalistes, des artistes ainsi que de simples passionnés du septième art, et ce dans le cadre de la compétition de long-métrage de fiction du vingt-deuxième Festival national du film (FNF) de Tanger, qui se poursuit jusqu’au 24 septembre. Ce film de 90 minutes raconte l’histoire d’un amour innocent né pendant la période de confinement sanitaire lié à la pandémie de la Covid-19, dont les premiers cas avaient été déclarés au Maroc, au printemps 2020.

Musicien et compositeur, Fettah Negadi a été choisi pour ce long-métrage par Hassan Benjelloun pour incarner le rôle de Fettah, un professeur de musique, non-voyant, ayant pu avec le temps s’adapter avec sa situation de handicap et de ne dépendre de quiconque. En plus de son incarnation du premier rôle dans «Habiba», ce lauréat du Conservatoire de Casablanca, non-voyant, a également été chargé de composer la musique de ce film. Après «La lune rouge» (2013) du même réalisateur et en hommage à la mémoire du compositeur marocain non-voyant, Abdessalam Amer, «c’est la deuxième fois que nous travaillons ensemble, Fettah Negadi et moi», a dit Hassan Benjelloun, faisant remarquer que celui-ci a réussi comme à son habitude à convaincre et plaire au public par son nouveau rôle dans «Habiba».

L’histoire de ce film se déroule entre Casablanca et la commune rurale de Aïn Belal (dépendant de la province de Settat), plus précisément pendant la période de confinement sanitaire lié à la pandémie de la Covid-19. «Habiba» met en scène Fettah et son étudiante Habiba, dont le personnage est interprété par la jeune actrice Fatim Ezzahra Baladi. Ce professeur de musique, très sensible, attentif et prêt à apporter son aide dans le besoin, a vu sa vie basculer lorsqu’il a décidé d’accueillir chez lui cette jeune étudiante pendant cette période de confinement. Car avec la fermeture de l’hôtel, où elle logeait, Habiba n’a pas pu rejoindre son village en raison de l’interdiction de voyage pour éviter la propagation de la pandémie sur le territoire national. Ainsi, ils ont eu ensuite assez de temps tous les deux pour mieux se connaître et de se rapprocher l’un de l’autre.

Au-delà du désespoir et de la frustration, une connivence puis une attirance mutuelle vont naître entre ces deux êtres sensibles et perdus. Ils vont partager leurs souvenirs, leurs espoirs et surtout des moments privilégiés de musique. Fettah évoque ses malheurs liés à l’abandon de sa famille en le laissant seul face à son sort de personne non-voyante. Tandis que la jeune ne ressent aucune gêne à lui raconter sa fugue pour intégrer le conservatoire de la ville afin de pouvoir développer sa passion pour la musique et y faire carrière.

Rappelons qu’en plus de la projection des films, le programme du vingt-deuxième FNF de Tanger comprend d’autres activités, dont l’hommage spécial rendu à Feu Nour-Eddine Saïl, scénariste, romancier, producteur et critique de cinéma, pour son rôle dans le développement du septième art au Maroc. D’autres hommages ont été rendus à Izza Génini, réalisatrice, productrice et distributrice, Souad Lamriki, productrice, Mohamed Abderrahmane Tazi, producteur et réalisateur, Al Hosain Boudih, président de la Chambre marocaine des salles de cinéma, et Ali Hassan, journaliste-animateur de radio et de télévision.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.