Nouveau show
Après «Ninja», «Docteur Escargot», «Hassan O Rbaâto», «Aïn Sebaâ» et «Who is Kabour», la star de l’humour Hassan El Fad revient avec un nouveau chapitre, «Hassan Jidane». Un retour qui confirme la place singulière de l’artiste dans le paysage de l’humour marocain.
Le quotidien n’a décidément pas fini de faire rire Hassan El Fad. L’humoriste marocain revient sur les planches avec « Hassan Jidane », un nouveau spectacle dans lequel les situations les plus ordinaires peuvent à tout moment basculer dans l’inattendu, l’absurde et le rire. Présenté comme un spectacle drôle, généreux et imprévisible, « Hassan Jidane » repose une nouvelle fois sur ce qui constitue l’une des marques de fabrique de l’artiste : observer la société, en saisir les petits travers et transformer des scènes banales de la vie quotidienne en véritables moments de comédie. Son sens de la répartie, son jeu scénique et son goût pour les personnages décalés devraient une nouvelle fois être au rendez-vous. Le spectacle s’inscrit dans une tournée annoncée au Maroc et en Europe à partir du mois d’octobre 2026.
De «Ninja» à «Hassan Jidane»
Pour comprendre ce nouveau rendez-vous, il faut revenir sur le parcours d’un artiste qui a profondément marqué l’humour marocain contemporain. Né à Casablanca en 1962, Hassan El Fad s’est progressivement imposé par un univers qui dépasse le simple registre du stand-up. Formé notamment aux arts et passionné de musique, il pratique le saxophone et a également développé un intérêt pour les arts plastiques et l’architecture d’intérieur. Cette diversité artistique a nourri son approche de la scène et la construction de ses personnages. Son parcours théâtral commence véritablement avec «Ninja», son premier one-man-show, présenté en 1997. L’artiste poursuit ensuite son exploration de l’humour scénique avec «Docteur Escargot » en 2005, puis «Hassan O Rbaâto» en 2009 et «Aïn Sebaâ » en 2012. En 2017, Hassan El Fad présente «Who is Kabour?», spectacle qui donne une nouvelle dimension à l’un de ses personnages les plus populaires. Kabour, devenu célèbre auprès du grand public grâce à la télévision, quitte alors l’écran pour investir la scène. Le spectacle sera ensuite présenté au Maroc, mais également dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord.
La télévision, autre terrain de jeu
Si la scène constitue l’un des piliers de sa carrière, c’est aussi à la télévision que Hassan El Fad a construit une large partie de sa popularité. Dès la fin des années 1990, il multiplie les projets humoristiques, notamment avec «Oujhi F’oujhek », avant de poursuivre avec « Chaîne Ci BiBi», «Canal 36», «Chanily TV», «Tit Swit», «Fad TV» et « Bayn Show». Mais c’est surtout avec «L’Couple», diffusé pendant le mois de Ramadan en 2013 et 2014, que l’artiste atteint une nouvelle dimension auprès du grand public. Il y incarne Kabour Bennani Smires, personnage haut en couleur qui deviendra l’un des personnages comiques les plus reconnaissables de sa carrière. La saga se poursuit ensuite avec « Kabour et Lahbib », où Hassan El Fad partage notamment l’affiche avec Haytham Miftah. Le personnage de Kabour s’installe durablement dans l’imaginaire populaire marocain. L’artiste poursuit parallèlement son travail télévisuel avec des productions telles que « Salwa o Zoubir», « Tendance » et « Ti Ra Ti ». Le cinéma n’est pas absent du parcours de Hassan El Fad. Son filmographie comprend notamment «Yarit», «Lumières», «Fabula», «Les 401 coups», «Le destin d’une femme», «Ali, Rabiaa et les autres…», «Mona Saber» et «Moi, ma mère et Bétina». Il apparaît également dans «Les Vieux Chums» de Claude Gagnon, sorti en 2020. Avec «Hassan Jidane», l’artiste semble toutefois revenir à une matière qui lui est particulièrement familière : le quotidien. Pas besoin de situations extraordinaires. Une conversation, une habitude, un comportement ou une scène de la vie courante peuvent suffire à déclencher le rire. Tout l’art de Hassan El Fad consiste précisément à regarder ces situations avec un œil différent et à révéler leur dimension comique. Entre observations, surprises et «folie bien dosée», le nouveau spectacle entend ainsi renouer avec cette relation directe entre l’artiste et son public qui constitue l’essence même du one-man-show.










