«Haut et fort» de Nabil Ayouch de sortie dès le 10 novembre dans 2 salles supplémentaires

«Haut et fort» de Nabil Ayouch de sortie dès le 10 novembre dans 2 salles supplémentaires

Outre sa programmation dans différentes salles

Après sa programmation dans différentes salles dans le Royaume, le film «Haut et fort» de Nabil Ayouch sera de sortie dès le 10 novembre dans deux salles supplémentaires. Il s’agit des cinémas Lutetia à Casablanca et Avenida à Tétouan. De quoi toucher un plus large public après le lancement du film dans d’autres villes, notamment Marrakech, Fès, Rabat et Tanger outre la métropole. Dans l’intrigue, le film met en jeu «Anas», ancien rappeur, qui est engagé dans un centre culturel d’un quartier populaire de Casablanca. Encouragés par leur nouveau professeur, les jeunes vont tenter de se libérer du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers la culture hip hop. A propos de son oeuvre, le réalisateur révèle que «Haut et fort» est le film d’une renaissance : «Ils vont entendre un grand boum et on va renaître chantent-ils à la fin, comme un hymne à la vie nouvelle, celle qu’on n’attendait plus et qui soudain surgit au détour d’une rencontre. Une jeunesse qu’on croyait domptée, trop longtemps négligée, sort crier au monde sa volonté de changement. Le rap est son arme. Anas va les guider pour prendre leur destin en main et écrire devant nous le récit de leur vie…».

Et ce sont les jeunes Anas Basbousi, Zineb Boujemaa, Meriem Nekkach, Nouhaila Arif, Ismail Adouab, Mehdi Razzouk et Abdelilah Basbousi qui composent le casting de ce long-métrage dont les faits se déroulent dans un quartier casablancais. «Quand je suis venu à Sidi Moumen la première fois, au milieu des années 90, je me suis aperçu que ce quartier de Casablanca souffrait des mêmes maux que le sarcelle de mon enfance : absence de lien social, sentiment d’abandon de la part de ses habitants», raconte le cinéaste né à Paris et passionné pour les arts. A Sidi Moumen, il a décidé de créer un centre culturel avec son ami, l’artiste-peintre et écrivain Mahi Binebine. «Cela fait des années que je fréquente ce centre régulièrement, que j’assiste aux cours, que je parle avec les jeunes, que j’arpente leur quartier, que j’essaye d’en savoir plus sur leur vie. «Haut et fort» est le témoignage de toutes ces années d’observation, d’inspiration sur le terrain, avec une démarche proche du réel que j’affectionne particulièrement dans la préparation de mes films.

Ces jeunes m’émeuvent terriblement. Leur extraordinaire énergie m’impressionne. Leur parole sonne juste, elle n’a pas de filtre ni de frontière, elle touche. Et, partout dans le monde où cette jeunesse parle, elle a raison», s’exprime Nabil Ayouch dont le film a reçu de nombreuses distinctions. Il s’agit notamment du Prix du cinéma positif dans le cadre de la compétition officielle du festival de Cannes 2021 en France. Outre ce film, l’artiste compte à son actif une grande filmographie. Le réalisateur est également producteur de films à l’instar du longmétrage «Adam» réalisé par Maryam Touzani qui n’est autre que son épouse.

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