Hayat Bichr-Benjamaa s’exprime par le pinceau sur des situations au Maroc

Hayat Bichr-Benjamaa s’exprime par  le pinceau sur des situations au Maroc

Elle participe à une exposition à Rabat

En plus de ces questions sociales et culturelles, Hayat Bichr-Benjamaa, qui a déjà exposé au Diwan en 2017, s’inspire d’autres objets à l’instar du tapis appelé «El Hanbel».

L’artiste-peintre marocaine Hayat Bichr-Benjamaa participe à l’exposition collective «Art Rétrospective» au Diwan MGallery à Rabat, qui se poursuit jusqu’au 10 janvier. Elle y prend part aux côtés d’une trentaine d’artistes qui présentent, à leur tour, leurs œuvres dans cet espace qui fête ses dix ans.

Dans cette exposition, Hayat Bichr-Benjamaa présente notamment une œuvre qui suscite l’intérêt. Elle l’intitule «La voie de la lumière». Une œuvre meublée d’une femme dont la tenue, un hayek, porte la mention «éducation» en arabe. Histoire de signifier que l’enseignement, sujet toujours d’actualité, illumine les parcours. A propos de cette toile, l’artiste précise: «J’étais, un de ces jours, attirée par le mot «éducation» dans des journaux chez moi. Alors je l’ai pris pour le coller sur le tableau également meublé d’une jeune fille tel un ange. C’est pour m’exprimer sur des situations au Maroc». A lui seul, le collage est spécial puisqu’il s’intègre à la toile faite en peinture à l’huile comme l’explicite l’artiste qui doit une fière chandelle à la commissaire de l’exposition Najoua Hassouni.

Outre le collage en cette langue, l’artiste-peintre, née à Rabat, opte pour celui en tifinagh. «Je m’intéresse à la culture amazighe. Je me suis également spécialisée en patrimoine arabo-judéo- amazigh marocain qui est oublié. Mon objectif est de faire vivre l’histoire», détaille-t-elle. L’artiste, diplômée en langue et littérature anglaises, dit également oser le collage en hébreu. «Chose que personne ne fait. C’est mon cachet et mon style», avance la créatrice qui indique travailler aussi sur la femme marocaine, arabe et juive.

Quant aux couleurs dans cette œuvre et d’autres de l’artiste, elles sont «chaudes». En plus de ces questions sociales et culturelles, Hayat Bichr-Benjamaa, qui a déjà exposé au Diwan en 2017, s’inspire d’autres objets à l’instar du tapis appelé «El Hanbel».

Et ce n’est pas tout. L’artiste, qui se qualifie d’autodidacte et passionnée, a récemment participé à la Nuit des galeries. Elle a exposé lors de cet événement à la galerie «Nadira» son œuvre qui abonde dans le sens de son sujet d’intérêt. «Je suis sur une collection qui retrace l’histoire du Maroc», enchaîne l’artiste qui préfère ne pas dévoiler les dessous de cette collection pour ne pas en gâcher le charme.

Cela étant, l’artiste-peintre, qui expose ses toiles depuis 2014, s’est initiée aux arts plastiques dès son adolescence en prenant goût pour les pastels et le collage. Une période durant laquelle elle suivait également des études de musique au Conservatoire national de Rabat. Parallèlement à cette période, elle a déjà fait des reproductions d’œuvres du 19ème siècle et des portraits. Une démarche qu’elle troque pour les sujets sur lesquels elle se penche sur la base de ses recherches.

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