Accueil Culture Hayat Bichr en 1ère exposition individuelle appelée «L’identité» : Un pinceau dans le patrimoine judéo-arabo-amazigh
CultureUne

Hayat Bichr en 1ère exposition individuelle appelée «L’identité» : Un pinceau dans le patrimoine judéo-arabo-amazigh

«C’est aussi une occasion pour moi de commémorer deux admirables femmes, ma mère et ma tante paternelle».

Exposition : Une première chez Hayat Bichr. L’artiste-peintre marocaine vient d’initier son exposition individuelle après d’autres participations à des shows de toiles. Cette fois-ci, elle choisit d’explorer «L’identité».

En tant que vraie «passionnée du patrimoine judéo-arabo-amazigh marocain et sa richesse multiculturelle», Hayat Bichr-Benjamaa, dont la 1ère exposition individuelle se poursuit jusqu’à fin décembre à la galerie du Centre socio-éducatif du conseil d’arrondissement Agdal Ryad à Rabat, s’en inspire à fond pour créer son propre «art». Pour elle, il est question d’associer les deux, patrimoine et art, pour concevoir ses œuvres. D’ailleurs le tour de cette manifestation laisse voir des toiles meublées, entre autres, de femmes venues tout droit de l’ancienne époque. Un travail qu’elle mène depuis une décennie. «C’est un segment de mon parcours des dix dernières années de travail et de recherche», révèle l’artiste-peintre.

Une démarche qui se veut, pour elle, d’exprimer «un attachement à une identité». Chose qui se manifeste par exemple à travers la toile dont le personnage féminin principal porte un «haïk». «J’ai pris un recueil de poèmes en arabe pour en garnir cette tenue sur ma toile», confie Mme Bichr. Et ce n’est pas tout ! Une autre œuvre attire l’attention lors de la visite. Celle garnie d’un artiste «gnaoua» porte également la mention de la défunte Leila Alaoui.

Visiblement, un clin d’œil pour la photographe décédée. Mieux encore, d’autres œuvres laissent voir un éclat parfaitement allié aux tenues dont l’artiste habille les personnages de ses tableaux. En tout, cet événement est, d’après l’artiste-peintre, «en grande partie dédié à la femme marocaine». Un sujet de travail de prédilection pour elle. Le tout en racontant un fait personnel. «C’est aussi une occasion pour moi de commémorer deux admirables femmes, ma mère et ma tante paternelle, qui m’ont, de leur vivant, transmis un fructueux héritage culturel et qui fait de moi la personne et artiste que je suis maintenant», remonte-t-elle le temps.

En outre, cet événement est, pour elle, «un reflet et un hommage, quelque part, à notre patrimoine marocain en termes de coexistence, musique, traditions, etc.». De plus, elle ne manque pas d’expliciter la teneur de son show.
«Dans certains tableaux exposés on pourrait voir que j’ai fait abstraction des traits de visages», dévoile-t-elle. L’objectif ultime pour elle est que la personne qui regarde le tableau puisse entrer dans son cadre, et aussi y trouver quelque chose d’elle-même tels son origine, sa culture, un parent, un souvenir, etc. «Ce qui donne à la fin plusieurs et différentes interprétations selon la personne qui le regarde. Mais cela mène toujours à la même conclusion qui est «L’identité » », détaille-t-elle en allusion au thème de l’événement et à son travail d’artiste qui qualifie celui-ci en tant qu’univers «hors du commun peuplé de personnages du patrimoine». Une exposition donc à visiter.

C’est le titre de la boite

D’autres toiles dans le parcours de l’artiste-peintre
Evénements : Le tour de l’exposition donne également à voir une toile dédiée par l’artiste au 45ème anniversaire de la Marche Verte. Outre cet événement qu’elle commémore, elle prend part à d’autres. C’est le cas de sa participation à une exposition collective en 2020.

De même, elle se produit en 2019 à l’exposition collective «Art Rétrospective» organisée au Diwan MGallery à Rabat. Une manifestation qu’elle marque par le tableau intitulé «La voie de la lumière» pour insinuer que l’éducation, dont elle fait mention par la technique du collage en langue arabe sur sa création, illumine les parcours. Outre le collage en cette langue, l’artiste-peintre, née à Rabat, opte pour celui en tifinagh. L’artiste, diplômée en langue et littérature anglaises, ose également le collage en hébreu.

 

Articles similaires

Dévoilé à l’occasion de sa journée mondiale : Un ouvrage inédit sur les enjeux numériques pour la douane

Les cyberfraudeurs réagissent très rapidement aux évolutions des législations, des règlements et...

Agriculture durable : Les avancées du Maroc en matière de micro-irrigation présentées à Dakhla

Micro-irrigation  » Cette rencontre internationale, scientifique et technique constitue l’occasion pour de...

Adoption de lois, les parlementaires mettent le turbo

La session parlementaire d’automne sera bientôt clôturée Parlement.» C’est une course contre...

Démographie : Les derniers chiffres du HCP sur la population

Dans son annuaire statistique 2022, le HCP donne un aperçu des évolutions...

EDITO

Couverture

Nos supplément spéciaux

Articles les plus lus

Jouer est une maladie