Dévouement
L’ouverture officielle de ce rendez-vous s’est distinguée par Khaïmat Al Ibdae (Tente de créativité), érigée symboliquement pour rendre un hommage posthume à Mohamed Benaïssa, avec des témoignages des élites qui l’ont côtoyé ou accompagné au cours de ses multiples missions comme homme d’Etat et figure emblématique de la culture.
La session d’automne du quarante-sixième Moussem culturel international d’Assilah se poursuit jusqu’au 12 octobre, se fixant l’objectif de consolider l’aspect culturel de la ville et de sauvegarder son héritage immatériel. En signe de reconnaissance, cette session vient de se distinguer par Khaïmat Al Ibdae (Tente de créativité), érigée symboliquement pour rendre hommage posthume à Mohamed Benaïssa, qui fut à l’origine, en 1978, avec son ami d’enfance feu l’artiste Mohamed Melehi, de ce rendez-vous annuel. Cette tente a réuni pendant trois jours des élites qui ont côtoyé ou accompagné le défunt pendant l’exercice de ses multiples missions comme député, président de la commune d’Assilah, ministre de la culture, ambassadeur du Maroc à Washington, puis ministre des affaires étrangères et de la coopération. En tant que nouveau secrétaire de la fondation du forum d’Assilah et ayant fait partie de la première génération des enfants du Moussem, Hatim Betioui a affirmé que le projet de Mohamed Benaïssa a porté ses fruits et son âme continue de veiller sur Assilah.
Il a poursuivi que le défunt a laissé après sa mort des hommes et des femmes fidèles qui continueront dans la même voie. Ils sont déterminés à aller de l’avant afin de pouvoir «garantir la poursuite de la contribution de la ville d’Assilah dans le rayonnement culturel du Royaume du Maroc et la diffusion des valeurs nobles de la créativité», a souligné M. Betioui.
Les intervenants ont convenu que le nom de Mohamed Benaïssa est indissociablement lié à la célébration de la culture et à l’accueil de ses figures emblématiques, venus des quatre coins du monde pour prendre part au Moussem annuel d’Assilah. Grâce à l’engagement et au dévouement du défunt, ce rendez-vous est devenu non seulement «une vitrine du génie marocain, mais aussi un trait d’union entre les peuples, les cultures et les civilisations», s’est exprimé Macky Sall, ancien président sénégalais dans un message vidéo faisant part de la grande popularité acquise par le Moussem, comme plateforme de créativité et de dialogue fructueux en faveur de la paix et de la fraternité.
Cet hommage a constitué la meilleure occasion pour revenir sur le rôle joué par le défunt pour la rénovation et restauration des monuments historiques et la création des espaces dédiés à l’art et la culture, dont la bibliothèque Prince Bandar Ben Soltane et le Centre Hassan II des rencontres internationales. Mohamed Benaïssa a été à l’origine de la mise en place des jardins portant les noms des écrivains, des poètes et des penseurs marocains africains et arabes, ayant été de grands fidèles du Moussem d’Assilah.
Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohamed VI, cette session d’automne connaît en plus de la Tente de créativité d’autres colloques dont ceux portant sur les thèmes de «L’Afrique atlantique : vers une vision africaine intégrée de l’espace atlantique» et «L’art et le pouvoir de la technique». La deuxième journée de ce rendez-vous a connu le vernissage de l’exposition d’art de Loubna Al Amin (Bahreïn) et celle de Khaled Al Saaï (Syrie) à la galerie du Centre Hassan II des rencontres internationales. Le programme de cette session comporte également des ateliers des arts plastiques (peinture, gravure et lithographie) et celui du théâtre et de développement personnel ainsi que la signature d’ouvrages.









