CultureUne

Il est entouré d’amis artistes passionnés: Quand Yassine «Néro» personnifie la sensibilisation sociale sur la Toile

© D.R

Il est fort passionné pour la personnification. Pour mieux exprimer son «talent» tel qu’il met en avant, le jeune artiste marocain Yassine Bahaj, alias «Néro», réalise des courts-métrages sur YouTube. Des œuvres qui ont la particularité de faire dans «la sensibilisation sociale». L’objectif étant, tel qu’il le précise, de «véhiculer des messages via ces films». Un art qu’il qualifie de «sain sans mauvaises paroles».
Dans ce sens, il donne l’exemple, entre autres, de son court-métrage qui met en scène «une personne qui maltraite autrui et finir par subir un mauvais sort».
Pour mener cette expérience, il avait commencé «seul». Après quoi, d’autres jeunes l’ont rejoint. Une équipe qu’il prend pour une «armée». C’est ainsi que «Fati» qui interprète des rôles en tant que son «épouse» intègre son clan en premier. Aussi «Joker» et «Zrika», de leurs vrais noms Abdellatif Ben Hamid et Anas Errioui respectivement, se sont par la suite lancés à leur tour en personnification. «J’ai créé des chaînes pour eux. Quand même, nous continuons à travailler ensemble. A leur tour, ils abordent les mêmes thème sociaux que moi», détaille Yassine.
Interrogé sur les gains susceptibles d’être récoltés sur YouTube, «Néro», âgé de 26 ans, fait bien la différence entre sa démarche et d’autres. «Pour ma part, je partage des vidéos sur une période pouvant aller jusqu’à un mois et demi ou deux. Cependant, les vlogs peuvent générer jusqu’à 10 millions de centimes par mois au cas où le partage est quotidien», explicite-t-il dans ce sens en détaillant ses oeuvres. Récemment, il a réalisé «Louâbat Addiab» (Le jeu des loups) en deux parties sur 1h 49 min pour parler de ses sujets de prédilection.

A ce propos, il révèle, à travers ses œuvres, des messages sur «la fille délaissée par son fiancé suite à un viol qui ne signifie nullement qu’elle est à la débauche, l’ami qui n’est pas digne de toute la confiance et l’adultère conjugal entre autres».
Pour l’heure, cet artiste qui a un baccalauréat et une spécialité de chef cuisinier, prépare «Attaghia» (Le despote » qui raconte l’histoire d’un jeune adolescent amoureux qui se retrouve incarcéré et la fait souffrir à sa sortie de prison ; cependant le sort lui réserve des personnes comme lui.
Des performances qui lui ont valu, ainsi qu’à ses amis, des rôles avec des artistes marocains connus dans la scène, ainsi que des trophées pour avoir dépassé un grand nombre d’abonnés se chiffrant à plus d’un million pour Yassine et 1000 pour «Zrika». Enorme.