Culture

Il mêle burlesque, satire et drame: «Zaz», premier film de Youssef El Mouddakhir, à l’assaut des salles obscures

© D.R

Le réalisateur et producteur marocain Youssef El Mouddakhir s’apprête à sortir son premier long métrage « Zaz » dans les salles de cinéma à partir du 5 novembre.

La société de production Papercut Pictures annonce la sortie nationale du long-métrage « Zaz» du réalisateur et producteur Youssef El Mouddakhir à partir du 5 novembre. Coécrit par le journaliste et scénariste Rachid Safar (coach du film) et par Abdou Chami, ce film s’inscrit dans le registre drame-comédie, mêlé à des éléments de suspense policier. L’histoire du film tourne autour du personnage de Zaz, un homme ordinaire qui voit sa vie bouleversée après la diffusion virale d’une courte vidéo sur les réseaux sociaux, où on le voit adresser une critique ironique à un parlementaire. Du jour au lendemain, il devient célèbre, une notoriété soudaine qui provoque des tensions avec ses proches, avant qu’il de se retrouver malgré lui impliqué avec un groupe criminel. Il faut dire que le film s’inscrit dans la lignée d’un cinéma populaire intelligent, inspiré à la fois par le burlesque de Chaplin, la satire de Lubitsch et le réalisme social de Ken Loach. C’est un cinéma du regard : celui d’un Maroc qui se regarde enfin dans le miroir de son époque.

Selon le réalisateur, l’idée du film est née d’une conversation sur la virilité. «Je voyais autour de moi des gens devenir célèbres du jour au lendemain, parfois pour un geste banal ou une phrase improvisée. Ce phénomène me fascinait. Je me suis demandé: que se passe-t-il quand quelqu’un qui n’a rien demandé devient un produit médiatique ? Zaz est né de cette question», explique le réalisateur. Le film mélange burlesque, satire et drame. Pour ce choix, le réalisateur voulais un film qui change de ton sans prévenir, comme la vie. «On rit, on a peur, on s’émeut, parfois dans la même scène. La comédie naît du décalage entre la naïveté de Zaz et la cruauté du monde qui l’entoure. Mais il y a aussi une dimension dramatique: celle d’un homme qui perd ses repères face à une société qui le dévore», dit-il.

Le film réunit par ailleurs plusieurs noms, à savoir Abdou Chami, Sara Dahani, Abdellatif Chaouqi, Zakaria Atifi, Karim Saidi, Salah Bensalah, Sahar El Maataoui, Jawad Assaih, Brahim Khai, Abbas Kamel, Loubna Choklat, Mehdi Tkito. Il rassemble de même Zyad El Fadili, Meriem Zoubir, Ayoub Hakim, Zakaria Meskabi et Amine Hasnaoui. Le film met également en avant de nouvelles figures, notamment le journaliste Soufiane Samii et l’actrice Loubna Maher, ainsi que la participation du chanteur Mamoun Salaje, de Mustapha Tabouti, Atika El Aakel, Mehdi Chantouf, Adil El Amrani, Sakina Bouzid, Abdelhadi Tazi, Hanan El Maoui, sans oublier le jeune Jad Lah Errachid et la petite Afnane Nabar. Une fois de plus, «Zaz» est une aventure cinématographique et humaine, oscillant entre rires et suspense, qui explore les conséquences de la célébrité numérique dans la vie quotidienne.

A propos de Youssef El Mouddakhir
Biographie Réalisateur et producteur marocain, Youssef El Mouddakhir est l’une des voix émergentes du cinéma marocain contemporain. Après plus de 35 années passées à explorer le cinéma et la publicité en France, il cofonde Papercut Pictures au Maroc, société de production dédiée aux créations audacieuses et aux formats hybrides. Son univers oscille entre réalisme et satire, humour et mélancolie. Avec Zaz, son premier long métrage de fiction, il signe une comédie burlesque et sociale qui interroge notre époque à travers le destin d’un homme ordinaire devenu symbole d’un monde hyperconnecté.