Il prépare un nouveau court-métrage : Saqr Zanati, un acteur autodidacte et un artiste polyvalent

Il prépare un nouveau court-métrage : Saqr Zanati, un acteur autodidacte et un artiste polyvalent

Son charisme d’artiste est perceptible à première vue. Son don en personnification est clair lors d’un échange autour de son art et ses nouveautés.

L’acteur marocain Saqr Zanati qui a un nouveau court-métrage est autodidacte et polyvalent à la fois. Il est aussi scénariste et réalisateur de cette œuvre en pleine préparation avec une société de production. «C’est un court-métrage alliant l’action à la comédie noire. J’y joue également le premier rôle», indique l’artiste. La particularité de cette œuvre cinématographique réside, comme il le précise, dans le recours à des «professeurs marocains de différentes disciplines sportives en arts martiaux qui font des mouvements spéciaux qu’ils intégreront dans le concept de cette production». Et ce n’est pas tout ! «Je suis le premier artiste à faire les arts martiaux dans une œuvre au Maroc avec un nouveau concept. Le tout en alliant l’action à la comédie dans une époque et situation déterminées marquées par des personnes qui ont fourni assez d’efforts en ces sports. Ma démarche consiste à dépoussiérer ces disciplines qui reflètent aussi la culture du pays», avance l’artiste sans dévoiler assez de détails. Pour l’heure, Saqr Zanati, qui cible les festivals pour cette œuvre, a déjà tranché certains noms de personnages qui s’y afficheront. Le casting était prévu pour les seuls figurants.
Outre la personnification, l’artiste a des dons en «inchad moderne». «J’y prépare un vidéoclip avec un thème comique et une histoire à la fois. C’est un nouveau style comme si l’on regardait un film», exalte-t-il en rappelant toujours travailler sur ce projet. Egalement auteur de paroles, compositeur et arrangeur, il indique avoir un stock de morceaux en styles différents.
«Mon inchad n’a rien à voir avec le soufisme. Je suis cool puisque je peux y traiter des sujets sociaux, éducatifs, culturels voire simples», tient-il à clarifier.
Aussi, il s’est penché sur l’écriture d’autres scénarios après avoir intégré des troupes de théâtre dans différentes villes et fait un petit break sans rompre avec l’art. «Je me suis éloigné un peu parce que je n’y trouvais pas mon compte. Quand je suis revenu c’était avec une nouvelle énergie et vision. J’ai repris les planches et les ateliers», raconte-t-il entre-temps. Il rappelle avoir donné l’impression dans le milieu d’être coach en théâtre. «Cela m’a incité à devenir scénariste en fréquentant des critiques. Et j’ai eu des expériences en courts-métrages qui ont eu de bons échos. Cela a commencé à devenir sérieux», confie l’artiste qui aspire vivement à se frayer une voie en cinéma.
Cet acteur âgé de 33 ans respire l’art. Il a fait le clown, les marionnettes, le one-man-show. Il faisait des activités dans les prisons et maisons caritatives. Saqr, qui est un pseudonyme artistique depuis 9 ans, a également fait différents métiers parallèlement à l’art «dont il est difficile d’avoir un revenu».
De plus, il a dans le pipe une nouvelle web- série intitulée «Allo Samir». Une œuvre comique à propos des fossoyeurs. Elle allie entre le «drama» et la comédie selon ses dires.
Au-delà de ses œuvres, la particularité de cet artiste réside dans son «étude des personnages». Dans ce sens, il raconte son expérience en tant que fqih dans un court-métrage. «Pour m’y préparer, j’ai fréquenté dix-huit fqihs. J’ai fini par convaincre le réalisateur et le scénariste sur ma performance. Je me suis entraîné sur un mouvement avec l’œil sans effets spéciaux. J’ai même changé de voix. Je porte mon personnage», s’exprime l’artiste qui se qualifie de professionnel. Légitime.

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