Cinéma
Le cinéaste Benabid Kamal Kamal s’apprête à dévoiler son nouveau film cinématographique «L’hymne des amoureux» au grand écran. Une œuvre qui parle d’une période importante de l’histoire du Maroc qui s’étend de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle.
Le dernier long métrage «L’hymne des amoureux» du réalisateur Benabid Kamal Kamal fera sa sortie dans les salles obscures dès le 19 novembre. Tourné en 2022 à Marrakech et plus précisément au Palais de la Bahia, ce film cinématographique a nécessité un budget estimé à un milliard 200 millions de centimes. Les événements de cette œuvre se déroulent au sein d’un «Marstan» à Fès, durant l’occupation des «Wattassides». Il vise à informer le public sur les aspects civilisationnels, culturels, intellectuels et scientifiques du Royaume qui n’étaient pas mis en lumière par le cinéma marocain. «Le film parle d’une période importante de l’histoire du Maroc qui s’étend de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle lorsque les Arabes ont été expulsés d’Andalousie et se sont installés au Maroc », avait expliqué le réalisateur.
L’œuvre raconte l’histoire d’un jeune artisan émérite, bercé par une quiète oisiveté dans les doux rêves de l’amour et de la musique et qui se voit subitement confronté à un défi. «La fabrication d’un astrolabe nautique pour le compte d’un aventurier portugais le contraint à reprendre ses études et à s’isoler chez son fidèle ami. A cause de l’astrolabe dérobé et de son ami tué, Hammad perd momentanément la raison. Dans le maristan où il est interné, il retrouve ses esprits grâce à la musique et parvient à faire éclater la vérité au cours d’une séance solennelle à l’Université Quaraouiyine », lit-on dans le synopsis.
Le film réunit, par ailleurs, une sélection d’acteurs de renom à l’instar de Rabii Kati qui joue le rôle principal de «Hammad». A ses côtés, on trouve Driss Roukh et Abderrazak Ben Aissa. Pour rappel, Kamal Kamal est l’un des cinéastes confirmés. De son véritable nom, Kamal Eddine Benabid, il est né en 1961 à Berkane. De 1971 à 1978, il étudie le solfège et la musique gharnatie au conservatoire d’Oujda, puis s’inscrit à la faculté de la même ville, section littérature française. En 1986, il organise le Festival des arts populaires de Saïdia, puis, deux années plus tard, il dirige le Festival du Rai à Oujda. De 1993 à 1996, il suit des études en écriture de scénario au conservatoire libre du cinéma à Paris. Depuis 1997, il participe à la réalisation de nombreux clips vidéo. Le cinéaste compte à son actif plusieurs films dont «Nadira», «Sotto Voce», «Symphonie marocaine» et «Tayf Nizar».










