Cinéma
Selon les chiffres publiés par le Centre cinématographique marocain (CCM), «Noud W Noud», réalisé par Jawad El Khaoudi, s’est hissé au premier rang des films marocains les plus populaires, enregistrant les meilleures recettes ainsi que le plus grand nombre de billets vendus.
Le cinéma marocain confirme sa montée en puissance dans les salles obscures. Au cours de la dernière semaine de juin, les productions nationales se sont imposées en tête du box-office, devançant plusieurs blockbusters étrangers qui occupaient traditionnellement les premières places. Une performance qui témoigne de la confiance croissante du public envers les œuvres marocaines et de son intérêt pour des histoires inspirées de la réalité locale. Selon les chiffres publiés par le Centre cinématographique marocain (CCM), «Noud W Noud», réalisé par Jawad El Khaoudi, s’est hissé au premier rang des films marocains les plus populaires, enregistrant les meilleures recettes ainsi que le plus grand nombre de billets vendus.
Cette comédie à suspense raconte l’histoire d’un homme qui, après sa sortie de prison, espère tourner la page et reconstruire sa vie. Son destin bascule pourtant lorsqu’il est enlevé par un gang qui exige une rançon de 50 millions de dirhams. Aidé par un ami, il tente de se sortir de cette situation rocambolesque, dans une intrigue où humour et suspense se mêlent avec efficacité. Le film réunit plusieurs figures emblématiques du cinéma marocain, notamment Rafiq Boubker, Soukaina Darabil, Sahar Sediki, Zouhour Slimani, Zouheir Zaïr, Abdelilah Ajil et Seddik Mekouar, un casting qui a largement contribué à son succès auprès des spectateurs. À la deuxième place, «Joj Rouah», réalisé par Alaa Akaboun, poursuit son remarquable parcours en restant présent dans le classement du box-office pour le troisième mois consécutif. Le long métrage retrace l’histoire de deux jeunes amoureux qui rêvent de se marier, avant que des événements inattendus ne bouleversent leurs projets.
À travers cette intrigue, le réalisateur explore les relations entre hommes et femmes, ainsi que l’influence des traditions sociales et des pressions familiales sur les choix de la jeunesse marocaine. La troisième marche du podium revient à «Al Khattaba», écrit, réalisé et interprété par Abdellah Ferkous. Fidèle à son registre, l’artiste propose une comédie sociale qui aborde avec humour les questions du mariage et des relations familiales. Le film suit le personnage de «Brik», un quinquagénaire qui décide de se remarier. Son projet se heurte toutefois à l’opposition de ses enfants, convaincus qu’il menace l’équilibre familial. Seul son fils Jaâfar, incarné par Mehdi Tikito, accepte de le soutenir, à une condition : que lui-même se marie en premier.
Cette situation donne lieu à une succession de scènes comiques ponctuées de réflexions sur les liens familiaux et les mutations de la société. La présence de trois productions marocaines aux premières places du box-office illustre l’évolution progressive du marché cinématographique national. Portés par des scénarios ancrés dans le quotidien et des thématiques sociales qui parlent au plus grand nombre, les films marocains séduisent un public de plus en plus fidèle, confirmant ainsi le regain de vitalité du cinéma national et sa capacité à rivaliser avec les productions internationales dans les salles du Royaume.









