Immersion dans la passion artistique d’un couple new-yorkais à Marrakech

Immersion dans la passion artistique d’un couple new-yorkais à Marrakech

Ils sont engagés avec des artistes distingués dans la ville ocre

Imaginez que vous fréquentez, dans la galerie d’un designer de luminaire, une pièce garnie de cette seule œuvre d’art qui y étale toute sa lumière. Magique ! C’est le créateur marocain, Yahya, qui est à l’origine de cette créativité époustouflante. Pour concevoir ses œuvres, il fait preuve de minutie et accomplit un travail artistique inédit. «Avant de créer des luminaires, j’essaie de les adapter aux espaces où ils seront installés», exalte-t-il, samedi dans sa galerie en plein centre-ville de Marrakech, lors de la présentation de sa nouvelle collection en avant-première au début d’un voyage de presse initié par les investisseurs new-yorkais au Maroc et fins connaisseurs d’art contemporain, Marjorie et Ellery Gordon.

Pour une renommée au Maroc
En présence du couple américain qui l’encourage vivement, l’artiste, qui a conçu des œuvres pour des clients de par le monde, présente avec enthousiasme ses œuvres qui garnissent également des endroits chics à l’instar d’un restaurant et d’un bateau. Installé en Angleterre, Yahya, qui a eu un déclic pour cet art grâce à son fils, reconnaît ne «pas avoir assez de renommée au Maroc». Et bien que ses créations soient chères, elles séduisent des personnes de classe moyenne tout comme les riches. «Un de ces jours, un étudiant a apprécié mon travail et j’ai tenu à lui offrir une pièce», confie-t-il en allusion à un geste symbolique. Après cette visite, direction Tahannaout.

Une bonne virée chez Mourabiti
A une trentaine de kilomètres de la ville ocre, l’artiste Mohamed Mourabiti nous accueille dans son atelier à Al Maqam. Il y crée ses œuvres meublées, entre autres, de coupoles maraboutiques. Une manière, comme il l’indique, de faire «dialoguer les religions». Outre ces créations, l’artiste-peintre travaille sur une autre thématique à caractère «spirituel». Il y allie ces coupoles à des écrits inspirés d’invocations de prophètes. De son côté, le couple étatsunien est impressionné par les œuvres de l’artiste. «Nous avons, à la maison, six œuvres de Mohamed Mourabiti alors que n’en avons que trois à d’autres artistes-peintres», précise M. Gordon sur place. De son côté, son épouse, Marjorie, encourage également les œuvres de la styliste Sana Redwani.

Des défilés de mode
Le voyage se poursuit avec deux défilés de mode. Le premier s’étant déroulé à la boutique De Velasco de la même styliste qui y a présenté quelques créations alliant tradition et modernité. «En portant ces créations que j’apprécie, j’en fais également une promotion», indique, sur place, Mme Gordon qui ne manque pas de rappeler être, à son tour, créatrice de mode. En soirée du samedi, elle a organisé un défilé de mode dans sa résidence privée. Un show agrémenté par les créations de Mme Gordon qui précise que «les tissus de ces tenues ont la particularité de ne pas se froisser». Le tout en invitant à l’intérêt à de tels événements «malgré la conjoncture sanitaire actuelle».

Visite nocturne à une galerie d’art
Pour finir la journée en beauté, une visite à la galerie d’art «Voice», fondée par le Napolitain Rocco Orlacchio, ami du couple américain, donne à voir de belles œuvres. Il y expose entre autres les créations de différents artistes comme Mohamed Larbi Rahhali, Sibylle Baltzer et Hamdi Attia. Un espace qui vaut le détour de par la beauté de son site. Comme son nom l’indique, la galerie donne libre cours à différents talents. Et ce n’est pas tout. Le parcours artistique se poursuit, dimanche, avec une visite au Macaal (musée d’art contemporain africain Al Maaden) qui met non seulement en valeur l’art marocain mais aussi africain dans un espace jovial de par les couleurs garnissant les œuvres qu’il abrite. De quoi égayer les visiteurs !

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