Concerts
Après l’intensité du samedi soir, Jazzablanca a changé de vibration. Les festivaliers ont vécu lors du 4ème jour une soirée solaire, portée par des artistes aux univers très marqués. Au Parc de la Ligue Arabe, Tchubi a rassemblé ses fans autour de la scène gratuite pour un concert hip-hop et R&B. À Anfa Park, Jowee Omicil et Keziah Jones ont ouvert une séquence plus jazz et groove sur la scène 21. Oxlade a ensuite porté la scène Casa Anfa vers l’énergie afropop, avant que Naïka ne fasse basculer la soirée dans une ambiance pop euphorique.
La scène Casa Anfa a accueilli lundi, dans le cadre de la 19ème édition du festival Jazzablanca, une soirée consacrée aux musiques afro-contemporaines, portée par les prestations d’Oxlade et de Naïka, figures de la nouvelle scène internationale. La soirée a débuté avec Oxlade, figure montante de l’afrobeats, qui a rapidement installé une atmosphère chaleureuse devant un public venu nombreux. Porté par son falsetto distinctif et une interprétation expressive, l’artiste nigérian a enchaîné plusieurs titres de son répertoire, dont OFA, Piano et Arabambi. Originaire de Lagos, Oxlade confirme, à travers ses performances et son succès international, la place croissante de l’afrobeats sur les scènes mondiales, mêlant influences contemporaines et héritages musicaux africains. La scène Casa Anfa a ensuite accueilli Naïka, artiste franco-haïtienne, dont le parcours reflète un métissage musical entre les Caraïbes, l’Afrique et l’Europe.
Elle a interprété plusieurs titres marquants de son répertoire, dont Bloom et For Gerard, confirmant une identité musicale construite autour du mélange des cultures et d’une écriture intime portée par des rythmes contemporains. Sur la scène 21, la soirée s’est ouverte avec le saxophoniste haïtien Jowee Omicil, qui a livré une performance placée sous le signe de l’improvisation et de la diversité musicale. Keziah Jones lui a succédé sur scène, apportant une énergie plus rythmée. Figure emblématique du blufunk, le guitariste nigérian a prolongé la dynamique de la soirée avec un set mêlant funk, rock et influences yoruba, centré sur le groove et l’improvisation. Parallèlement, sur la scène de la Ligue Arabe, le rappeur marocain Tchubi s’est produit au sein d’une programmation consacrée aux musiques urbaines et aux scènes émergentes marocaines.
Pour sa 19ème édition, qui se poursuit jusqu’au 11 juillet, Jazzablanca propose une programmation éclectique, ouverte aux tendances actuelles et aux artistes marocains. Le festival franchit cette année un nouveau cap avec 40 concerts à Anfa Park et 10 concerts gratuits au Parc de la Ligue Arabe. Pensé comme une extension du festival au cœur de Casablanca, le Parc de la Ligue Arabe accueille une programmation favorisant les rencontres entre artistes marocains et internationaux autour du jazz, de gnaoua, de la soul et des musiques actuelles.














