Culture

Karim Tabit ou le triomphe des couleurs

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Karim Tabit est un jeune artiste plein d’ambition qui a pu défier son handicap physique pour accéder à la réussite. Issu d’une famille modeste, d’un père enseignant et d’une mère couturière, à 31 ans, Karim a pu avoir une carrière rayonnante pleine de réalisations et couronnée de succès sur le plan professionnel, artistique et estudiantin. «À l’âge de 14 ans, j’ai commencé à écrire des poèmes et participer à des rencontres avec des poètes et où des artistes-peintres connus sur la scène culturelle exposaient leurs œuvres», se souvient Karim Tabit. Ce mordu de poésie a été primé plusieurs fois dans diverses manifestations, notamment la troisième rencontre international «Ajyal» à Casablanca en 2008 où il a obtenu le premier Prix de poésie. C’est grâce à ses participations à ces regroupements d’artistes que Karim s’est intéressé à l’art plastique. Discipline qui lui a permis d’exprimer encore plus sa créativité et sa sensibilité. «Grâce à l’encouragement et l’aide de mes parents qui ont mis à ma disposition des matériaux aussi simples soient-ils, j’ai pu avoir accès à l’univers de l’art pictural». Sa première exposition date de 2001 à la Faculté des lettres et de sciences humaines Aïn Chock de Casablanca où le jeune Karim a décroché sa licence en littérature arabe. Karim Tabit admire les peintures d’artistes tels que De Lacroix et Matisse ainsi que les œuvres de Moa ou de Mohamed Bennani et d’autres œuvres de l’art moderne. Dans ses toiles, Karim propose un nouveau regard sur la matière et la technique. Il s’intéresse à la couleur du fond de la mer et de toutes les belles formes de la vie. De la peinture à l’huile, du pastel à l’aquarelle, du collage à l’estampe, Karim développe son travail jour après jour pour réaliser son rêve, celui de devenir un artiste-peintre reconnu. Son agenda est plein de projets et de programmes. Actuellement, il présente «Nostalgie», une nouvelle exposition composée d’une vingtaine de toiles de diffèrents formats. Et ce jusqu’au 8 février 2011 à la Cité des artistes de Casablanca. Sa peinture est une explosion de vie, un bouquet de lumière, de formes et de couleurs qu’il convient de découvrir pas-à-pas et regard après regard. «À travers ma nouvelle exposition «Nostalgie», j’ai voulu parler de ces enfants handicapés avec des chaises roulantes. Dans mes toiles, ils sont joyeux et souriants. C’est pour cela que j’ai utilisé des couleurs plus gaies», explique-t-il. Et d’ajouter: «J’ai évoqué pour la première fois ce thème. J’ai voulu aborder ce sujet à travers mon art, pour évoquer la reconnaissance des personnes à besoins spécifiques dans la société». Actuellement, Karim Tabit travaille en tant que technicien infographiste. En parallèle, il prépare son doctorat en publicité et communication.

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