La citadelle de Bam s’écroule par pans entiers

« Bienvenue dans l’ancien château et dans la cité historique de Bam », proclame un panneau gisant entre deux palmiers, à deux pas d’une voiture dont le toit enfoncé et le pare-brise éclaté croulent sous les briques de terre. La forteresse, qui symbolisait avec Persépolis et Ispahan la richesse culturelle du pays, n’est plus que ruines. Quelque 80 répliques ont été recensées dans la ville depuis le séisme du 26 décembre. Vendredi matin, l’une d’elles a encore emporté un large pan de mur de la citadelle, affirme Ahmad Baba-Ali, un soldat de 20 ans qui fait partie des hommes chargés de garder le site. Deux personnes occupant le bâtiment des gardiens qui s’est écroulé comptent au nombre des 30 à 35.000 tués dans le séisme. Arg-e-Bam, sur son piton, dominait naguère le désert du sud-est iranien d’un côté, de l’autre la cité historique désertée par ses habitants au début du XXème siècle, avec les vestiges de ses maisons traditionnelles, son bazar, ses mosquées, entourés d’une muraille de près de deux kilomètres hérissée de tours et de créneaux. Elle était le plus vaste monument au monde en pisé, mélange de terre argileuse et de paille, et constituait un exemple frappant d’architecture pré-islamique. A présent, l’approche de la colline où se dressent les restes de la forteresse est recouverte d’une véritable moraine de terre.

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