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La ville d’Afourer a abrité une conférence sur le sujet: Revisiter l’histoire d’Aït Bouzid, une approche scientifique pluridisciplinaire

© D.R

Manifestation culturelle
Dans le cadre de la dynamique culturelle que connaît la région d’Afourer, relevant de la région Béni Mellal-Khénifra, l’Association Al Intilaka pour le développement, l’environnement et la culture a organisé, samedi 11 avril 2026, une conférence intellectuelle et scientifique à la salle de conférences du Centre de renforcement des capacités des jeunes. Cette rencontre a porté sur le thème «La région d’Aït Bouzid : mémoire et territoire», avec la participation de plusieurs chercheurs et passionnés de l’histoire locale.


La conférence a été marquée par des interventions scientifiques de grande qualité, mettant en lumière diverses questions historiques et sociales liées à la tribu d’Aït Bouzid. À cet égard, Mohammed Al-Fattak a abordé la composition ethnique et les fractions constituant la tribu, ainsi que ses limites géographiques au sein du Haut Atlas central.
De son côté, Hamid Saadoui, doctorant-chercheur, a présenté une communication portant sur les structures traditionnelles de gestion des affaires collectives au sein de la tribu d’Aït Bouzid, en analysant leurs types, leurs finalités et leurs fonctions anthropologiques et sociologiques, ainsi que les différentes alliances établies avec les tribus voisines. Il a également mis en exergue les mécanismes coutumiers adoptés par la population locale pour organiser sa vie collective, soulignant que ces structures ont contribué à la cohésion de la tribu et à sa capacité de résistance face aux mutations qu’a connues la région, notamment durant la période de colonisation française.

Par ailleurs, Lahcen Seddik, enseignant-chercheur au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation de Béni Mellal, a proposé une lecture des structures sociales de la tribu d’Aït Bouzid à travers les rapports des officiers des affaires indigènes durant la période coloniale. Il a également évoqué plusieurs figures marquantes de cette époque, rappelant que la tribu a opposé une résistance prolongée à la colonisation française. Pour sa part, Mimoun Taourghist, doctorant-chercheur, a mis l’accent sur la résistance à la colonisation française au sein de la tribu d’Aït Bouzid dans le Haut Atlas central. Il a introduit son intervention en évoquant Charles de Foucauld, explorateur français qui, sous couvert d’une identité juive, a parcouru le Maroc, notamment le Haut Atlas central.

Celui-ci avait notamment été impressionné par le souk de Tirrast, considéré à l’époque comme un centre commercial important (avant de devenir plus tard le lac de Bin El Ouidane), où étaient exposés des produits de l’artisanat traditionnel. Selon ses écrits, à l’issue des activités du souk, les jeunes d’Aït Bouzid se réunissaient pour pratiquer la fantasia, en tant que rituel festif destiné à démontrer leur bravoure, des sanctions étant infligées à ceux qui n’y participaient pas. L’intervenant a également retracé les principales étapes et figures emblématiques de la résistance locale à la colonisation française.

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