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Lamia Tahour et Karima Echcherki s’exposent en hommage à la femme

Lamia Tahour et Karima Echcherki s’exposent en hommage à la femme

Toutes deux exposantes à la galerie des Tours Végétales, l’artiste peintre Lamia Tahour et l’écrivaine Karima Echcherki défendent, à travers leur talent respectif, la femme dans une société encore patriarcale. Un avant-goût avant la découverte d’une exposition dédiée à la femme… Retour sur les faits marquants.

Lamia Tahour, artiste-peintre, et Karima Echcherki, écrivaine, s’exposent à la galerie des tours végétales à Casablanca. L’ouverture de l’exposition a eu lieu le 23 décembre dernier. Modéré par Ghizlaine Chraibi, écrivaine, fondatrice des éditions Onze et psychothérapeute de métier, l’événement a permis de présenter, en plus des oeuvres de la première artiste, l’ouvrage de la seconde, intitulé «Les Inconsolées dans les éditions Onze. L’exposition «Auto-pop-traits» de Lamia Tahoura a démarré le 1er décembre (avec un arrêt de quelques jours pour laisser la place au marché de Noël) et a repris pour encore une période arrêtée au 10 janvier 2022. «Tels des autoportraits, les oeuvres de Lamia Tahour reflètent sa manière de percevoir la femme d’aujourd’hui. C’est son monde intérieur que nous parcourons de fil en aiguille, à travers une série d’oeuvres singulières inspirées de deux univers : celui de la Mode et du Pop Art. Au coeur d’un univers chargé de couleurs vives, on y aperçoit des femmes semblables à celles de magazines Fashion dont l’artiste a toujours admiré les couvertures.

On y retrouve également des photos de références cinématographiques, des images de Mangas, qui viennent s’adosser aux créations picturales et originales de l’artiste. Peinture, collage de magazines ou utilisation de perles, notamment sur les bustes, Lamia fait preuve d’une grande créativité en explorant différents médiums artistiques. Elle n’a pas peur d’utiliser ce qui peut lui tomber sous la main de manière instinctive. Elle met à l’honneur la femme moderne, indépendante, assumée et inspirante». Ce sont les mots de Selma Naguib, cofondatrice de Art First galerie. Lamia revendiquera haut et fort : «Assumer pleinement la femme que nous sommes». Au-delà du combat pour la cause féminine, l’artiste aspire à véhiculer à travers ses toiles la force, la bienveillance, la protection, le pardon, ou encore l’amour, essentielles dans l’épanouissement de toute femme.

Née au Maroc en 1987, Lamia Tahour fait résolument partie du groupe émergent d’artistes novateurs. Elle étudie le design d’intérieur et l’art en passant de Montréal à Paris pour finir dans son pays d’origine. Elle est actuellement architecte d’intérieur à Rabat. Quant à Karima Echcherki, l’écrivaine s’est évertuée à narrer la femme d’hier et d’aujourd’hui à travers «Les inconsolées». Son livre est un recueil de nouvelles où des femmes racontent, à travers leur expérience, les injustices et les discriminations qui perdurent encore dans une société profondément patriarcale. Ces récits dévoilent une violence encore opérée sur la femme, défrayant la chronique d’une société bousculée encore par des héritages bien moyenâgeux. L’inchangé renvoie au titre du livre de l’auteure. Née à Rabat, en 1962, Karima Echcherki enseigne, actuellement, à la Faculté des sciences et techniques de Mohammedia la chimie et le management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement.

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