Colloque.
L’art de l’Aïta ne constitue pas seulement un genre musical, mais représente également une mémoire vivante et un témoignage historique retraçant la vie de la société marocaine, ses événements marquants et les mutations qu’elle a connues, ont souligné les participants à un colloque, organisé récemment à la Bibliothèque régionale de Safi. Lors de cette rencontre placée sous le thème «L’Aïta entre authenticité et patrimoine» et organisée dans le cadre de la 24ème édition du Festival national de l’Aïta qui s’est achevée récemment, les participants ont insisté sur la nécessité de faire de la préservation et de la documentation de ce patrimoine immatériel une responsabilité collective associant chercheurs, institutions culturelles et acteurs du patrimoine. Dans cette lignée, le chercheur Hassan Zerhouni a relevé que l’Aïta ne s’est pas limitée à un mode d’expression artistique populaire, mais qu’elle a constitué un précieux vecteur de transmission de la mémoire collective et de documentation des faits historiques, notamment dans la région de Abda. Il a, dans ce sens, passé en revue les principaux fondements de cet art, en particulier son ancrage territorial ainsi que ses dimensions artistique et économique, tout en exposant une cartographie de la région de Abda telle qu’elle ressort des textes de l’Aïta.










