L’art moderne marocain en vedette au Musée Cobra aux Pays-Bas

L’art moderne marocain en vedette au Musée Cobra aux Pays-Bas

Il accueillera l’autre histoire d’Abdelkader Benali

Après «Reina Sofia» de Madrid, le Musée Cobra d’Art Moderne d’Amstelveen, situé aux Pays-Bas, célèbre pour la première fois les 70 ans de l’art moderne marocain. En effet, cette prestigieuse institution accueillera en 2022 une grande exposition baptisée «L’autre histoire, le modernisme marocain de 1950 à aujourd’hui», une initiative dirigée par l’écrivain néerlandomarocain Abdelkader Benali. «Nous attendons avec impatience la collaboration avec M. Benali et le résultat sans aucun doute magnifique qui donnera également lieu à un été festif plein d’activités et d’événements pour tous», a déclaré à ce sujet Stefan van Raay, initiateur de l’exposition au Musée Cobra d’art moderne d’Amstelveen.

Près de 80 oeuvres axées sur la décolonisation, la spiritualité ou la migration

L’exposition réunira une quarantaine d’artistes marocains, dressant un panorama de l’évolution de l’art moderne marocain depuis l’indépendance du pays en 1956 jusqu’à nos jours. Elle donnera à voir, selon les initiateurs, environ 80 oeuvres axées sur plusieurs thèmes, à savoir la décolonisation, la spiritualité, le genre et la migration. Plusieurs artistes y participent, à l’instar de Hamid El Kanbouhi, Nour-Eddine Jarram, Khalil Nemmaoui et Wafae Ahalouch El Keriasti. «L’indépendance en 1956 marque également la naissance de l’art moderne marocain. Une conscience de soi renouvelée chez les artistes marocains s’est manifestée. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’artistes jeunes et passionnants a pris sa place sur la scène internationale. La passion d’Abdelkader Benali pour les arts visuels, mais aussi pour «l’autre histoire du Maroc» sera invitée au Musée Cobra. Benali fera voyager le visiteur à travers ses observations personnelles», expliquet- on.

Le Maroc et le Cobra

Selon la même source, la naissance du modernisme marocain coïncide avec la naissance du mouvement Cobra dans l’Europe d’après-guerre. «Les artistes Cobra aimaient se laisser inspirer par l’art non européen et la calligraphie orientale. Ils ont célébré la liberté. La naïveté légère avec laquelle une nouvelle ère a été inaugurée se retrouve également chez les artistes marocains de cette génération», indique-t-on. Et d’expliquer que le musée Cobra à Amstelveen relie activement la collection et l’histoire de Cobra aux artistes contemporains, aux mouvements d’art moderne et à l’actualité. «Dans sa programmation, le musée porte une attention à l’art non occidental dans un contexte d’actualité sociétale».

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