«L’art, un jeu sérieux», une exposition ouverte jusqu’au 14 février 2022 au MACAAL

«L’art, un jeu sérieux», une exposition ouverte jusqu’au 14 février 2022 au MACAAL

Elle rassemble plus de 80 oeuvres de 64 artistes contemporains

Le Musée d’art contemporain africain Al Maaden (MACAAL) de Marrakech accueille «L’art, un jeu sérieux», une exposition collective ouverte au public du 27 novembre 2021 au 14 février 2022. Commissariée par Meryem Sebti, rédactrice en chef du magazine Diptyk, cette exposition est conçue principalement à partir de la collection de la Fondation Alliances. Elle rassemble, selon les organisateurs, plus de 80 oeuvres de 64 artistes contemporains. Parmi lesquels, on trouve Mariam Abouzid Souali, Joy Labinjo, Simohamed, Fettaka et GaHee Park. À travers une variété de médiums d’oeuvres emblématiques de la collection et de nouvelles acquisitions, cette exposition explore la thématique du jeu dans l’art. «L’artiste ne seraitil pas cet enfant éternel qui s’initie au monde à travers le jeu ? Non seulement en créant son propre espace de représentation, borné cependant par celle toujours normative des adultes, mais en expérimentant le caractère arbitraire des règles et des codes qu’il est toujours loisible de transgresser », expliquent les initiateurs, à propos de la thématique de cette exposition. En ce qui concerne son parcours, elle donne à voir sept thèmes, sept catégories de jeux artistiques.

  • Amina Benbouchta, Sans titre, 2001, série Down the rabbit hole. Coll. particulière
  • Cassi Namoda, Zambeziana remembers Tchaubo tongue, 2020. Coll. Fondation Alliances - MACAAL
  • Hicham Benohoud, Sans titre, série La salle de classe, 1994-2002. Coll. Fondation Alliances - MACAAL
  • Mariam Abouzid Souali, Berouita (brouette), série Rule of Game, 2017. Coll. Fondation Alliances - MACAAL

A commencer par les oeuvres du duo Fouad Bellamine/Mohamed El Baz, Mariam Abouzid Souali. Ceux-ci évoquent l’enfance de l’art, représentations de souvenirs d’enfance qui convoquent, tout à la fois, joie ingénue et nostalgie du temps passé. Le public découvre les oeuvres de Chourouk Hriech. Avec ses jeux graphiques qui déjouent les règles de la perspective, cette artiste se réapproprie le monde et en invente un nouveau, onirique, charmant imaginaire où l’accumulation des représentations nous plonge dans un joyeux chaos. La récupération et la transformation des matières et objets sont aussi des jeux, d’imagination, d’assemblage, de création. Ainsi Malek Gnaoui reconstruit d’après nature, Calixte Dakpogan réassemble déchets et rebuts pour donner une seconde vie aux éléments glanés. Par ailleurs, la section «Subversions» en tous genres s’attaque à la question de l’identité, des identités ou appartenances multiples. S’inspirant de photographies de famille, l’artiste Joy Labinjo remet en question l’idée d’appartenance et la notion d’identité. Il invite le public à la repenser comme une construction plus fluide prenant en compte à la fois le passé et le présent, les subjectivités personnelles et collectives.

Si l’identité est une quête permanente d’altérité, elle est aussi vertige. Dépossession, déprise, transe ou extase, l’art rejoue sans cesse les codes de la séduction. À ce petit jeu, GaHee Park donne à voir des récits simultanés, dépeignant des scènes romantiques. À travers sa série photographique, l’oeuvre «La salle de classe» mettant en scène ses élèves de façon énigmatique, parfois absurde, Hicham Benohoud interroge la société marocaine, son contexte social et politique, ses inégalités et ses paradoxes. Une fois de plus, cette exposition soulève autant de questions qui appellent autant la réflexion que l’introspection.

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