L’artiste-peintre se produira à Dubaï : Nadia Chellaoui expose ses pérégrinations de l’âme

L’artiste-peintre se produira à Dubaï : Nadia Chellaoui expose ses pérégrinations  de l’âme

Une nouvelle exposition pour la plasticienne marocaine Nadia Chellaoui.

Cette fois-ci, elle exposera du 23 mars au 4 avril ses nouvelles œuvres à la Artisita Gallery au Dubaï Design District Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.
«C’est un travail d’une autre nature que va montrer l’artiste-peintre Nadia Chellaoui pour cette sortie à Dubaï. De nouvelles œuvres, un nouveau regard sur sa propre peinture, des styles et des techniques nouvelles, avec une énorme prise de risque pour une peintre qui connaît un très grand succès au Maroc et à l’étranger», précise le critique d’art Abdelhak Najib à propos de cet événement. Pour lui, l’artiste ne dort pas sur ses lauriers. Elle choisit de nouveaux territoires, encore inexplorés pour tester son endurance et sa force créatrice.

«Alors, nous sommes aujourd’hui en droit de poser cette question: qu’est-ce qui frappe dans cette peinture où le visage humain prend toute l’étendue de la toile, de bout en bout, allant parfois jusqu’à déborder, au-delà des contours?», s’interroge-t-il. Dans ce sens, le critique estime que ce ne sont ni ce regard qui voit sans voir, ni cette bouche qui tente une parole dans la vacuité du monde, mais se résout souvent au silence, ni cette expression d’une figure qui se cherche une présence dans un monde fait de masques successifs. «L’élément humain est capital dans mon travail. Je ne cherche qu’à mettre en valeur cette humanité, parfois dans sa richesse et parfois dans son dénuement, mais le but ultime de tout artiste est de poser les bonnes questions sur qui il est, sur ce que le monde signifie pour lui et sur ce que l’existence a de grand à nous offrir pour nous élever», confie, de son côté, l’artiste-peintre.

Pour elle, ce questionnement de soi est une ligne de conduite pour se mettre constamment en cause et se remettre en question dans un univers où rien n’est jamais acquis. «C’est qu’avec le temps, la plasticienne a pris du coffre et sent le besoin de regarder à l’intérieur d’elle-même sans besoin de colorer les surfaces ni de déguiser les contours», exalte le critique. Pour lui, l’artiste sent qu’elle a la force de soutenir son propre regard qui lui rend son introspection «avec ce risque : toi qui regardes en moi, souviens-toi que je te sonde aussi».

Ainsi, toute l’histoire du travail de Nadia Chellaoui tient dans cette capacité naissante de ne plus céder face à la beauté pour plonger dans ce qui ne rassure pas, ce qui ouvre sur l’inattendu, sur ce qui ne se complaît dans aucune contemplation de soi dans son travail. Si l’artiste a le courage et le souffle d’aller sur cette sente, elle peut, selon le critique, «être au moins certaine d’une seule chose: tout ce qu’elle pourra égrener, tout ce qui pourra naître sous ses mains portera en lui le sceau de la vérité.

Cette vérité en soi qui ne souffre aucun artifice. Cette vérité qui naît de la rencontre du cœur et des tripes mis à nu». «Aujourd’hui, je suis sur plusieurs voies, en quête continue de réelles occasions de rencontrer, au fil des œuvres, ce qui fait mon identité, ce qui donne corps à mes univers dans leurs variations, et surtout rencontrer celle que je deviens», conclut, pour sa part, l’artiste.

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