Accueil Culture «Le concept de Factory est différent d’une galerie classique»
Culture

«Le concept de Factory est différent d’une galerie classique»

Najoua El Hitmi. dr

L’artiste-peintre tangéroise Najoua El Hitmi parle de son nouvel espace/atelier factory qu’elle vient d’inaugurer à Tanger par une exposition de ses œuvres.

 

ALM : Est-ce que vos œuvres que vous exposez à Factory sont le fruit de votre travail dans ce nouvel espace ?
Najoua El Hitmi : Tout d’abord il faut préciser que Factory est un espace atelier-exposition d’art. J’ai décidé donc de faire l’inauguration de cet espace avec une exposition de mes œuvres que je n’ai pas réalisé dans mon nouveau atelier. Comme l’espace est très spacieux et plus grand, j’ai voulu en profiter pour montrer à cette occasion le travail que je fais généralement. Ce n’est pas une exposition rétrospective, mais il s’agit de la plupart de mes œuvres réalisées pendant une dizaine d’années de ma carrière d’artiste.

Envisagez-vous de garder toujours l’exposition d’une partie de vos travaux à Factory ?
Comme je viens de le dire, le concept de Factory est différent d’une galerie classique. C’est un concept d’atelier ouvert avec au programme des résidences d’artistes, … On va bien évidemment exposer des travaux qui ont été réalisés ici dans l’atelier. Il faut dire que pour le moment c’est un lieu de travail, mais aussi un espace de rangement et de logistique, même ses murs nous aident pour le stockage. Il nous permet avec sa grande superficie et ses murs plus hauts de réaliser des œuvres de grand format et de travailler des choses que je ne pouvais pas faire dans mon ancien atelier, à savoir la sculpture, le travail de métal ou du bois.

Le concept de Factory est différent d’une galerie classique. C’est un concept d’atelier ouvert avec au programme des résidences d’artistes…

Ne pensez-vous pas que c’est difficile de combiner entre votre métier d’artiste et du galeriste ?
Les artistes ne sont pas forcément des galeristes et vice-versa. Personnellement je veux me concentrer beaucoup plus sur ma carrière d’artiste. Car Factory est à la base un espace de travail, qui se fonde sur le partage avec d’autres personnes. J’ai voulu en faire un lieu enrichissant et inspirateur pour les visiteurs. Comme pour mon ancien atelier à la Zawia, j’aimerais beaucoup y recevoir des étudiants et de partager avec eux mon expérience artistique.

Pourriez-vous nous présenter le nouvel espace-atelier Factory ?
Factory est composé d’un espace d’accueil pour des visites, mais la plus grande partie est dédiée au travail d’artiste. L’ouverture de cet espace vient exaucer mon premier souhait qu’est d’avoir un grand levier pour laver mes grands pinceaux que j’utilise pour peindre. Jai plein de projets et d’idées que souhaite réaliser grâce à cet espace. J’ai pu ainsi créer un incubateur pour suivre une démarche éco pour les déchets produits dans l’atelier et de ne pas les laisser couler et polluer.

Comment vous avez pu développer votre cette expérience artistique en peu de temps ?
Comme vous le savez, je suis une artiste autodidacte. Je viens du secteur du tourisme, où j’exerçais comme agent de voyage. J’ai commencé il y a une dizaine d’années dans l’art de la peinture, puis j’ai pu faire un peu de sculpture, avant de me laisser tenter par la photo et l’art numérique. Je n’appartiens à aucune école, mais ma véritable école c’est la recherche et l’expérimentation. Je travaille dans la gestuelle inspirée un peu de la calligraphie mais qui se veut de plus en plus ouvert et libre. Avec l’ouverture de mon nouvel espace Factory, ma vie d’artiste reste comme elle était avant. Je suis ouverte à toutes les propositions, j’aime beaucoup les résidences et d’autres événements culturels et artistiques . J’exposerai prochainement à Casablanca.

 

Articles similaires

Khadija Assad, une étoile s’est éteinte

La star emblématique de la télévision et du cinéma marocain, Khadija Assad,...

Une fondation dédiée pour Casablanca et le Maroc

Une nouvelle fondation du patrimoine musical marocain voit le jour. Elle rassemble...

Fatima Amahzoune publie un nouveau livre

« Moha Ou Hammou Zayani Amahzoune, la saga d’un grand guerrier (1857-1921)»...

Anaëlle Myriam Chaaib illustre les paradoxes culturels

L’artiste franco-marocaine Anaëlle Myriam Chaaib présente ses toiles pour sa première exposition...

EDITO

Couverture

Nos supplément spéciaux

Articles les plus lus

Jouer est une maladie