970x250

Le Festival national des Arts populaires , sous le signe du féminin

Le Festival national des Arts populaires , sous le signe du féminin

Les arts populaires et traditionnels ne devraient pas être perçus sous l’angle du folklore, mais en tant que facteur de cohésion sociale, a affirmé Brahim El Mazned, directeur artistique du Festival national des arts populaires (FNAP), dont la 48ème édition se déroule du 17 au 21 juillet à Marrakech.

En supervisant en 1960 la tenue de la 1ère édition, au lendemain de l’indépendance, Feu SM Mohammed V a réussi le pari de réunir l’ensemble des tribus à Marrakech, ville impériale et haut-lieu du patrimoine immatériel du Royaume, qui n’a pas été choisie par hasard pour abriter le FNAP, a souligné M. El Mazned dans une déclaration à la MAP.
M. El Mazned, également directeur artistique du Festival Timitar, a fait observer que les Marocains sont par essence attachés à leurs traditions locales et nationales, tout en restant ouverts sur la modernité.
«Le Maroc est parmi les rares pays qui se distinguent par la diversité, la richesse et le multiculturalisme de son patrimoine immatériel, du Nord au Sud et des montagnes aux plaines et déserts, et c’est ce qui fait de lui une exception», a-t-il relaté.

Concernant les préparatifs à cette manifestation culturelle, il a fait savoir qu’ils vont bon train, et la Fondation des festivals de Marrakech, initiatrice de l’évènement, travaille d’arrache-pied depuis un mois pour être à la hauteur des attentes du public aussi bien national qu’international, a fait savoir M. El Mazned.

Le FNAP se veut un événement culturel qui reflète la richesse et la diversité des arts populaires au Maroc, mais aussi une manifestation artistique qui a toujours été ouverte à l’international par la participation de troupes venues des quatre continents dans une perspective d’interaction, de métissage et de fusion.

«On ne peut aimer ses traditions si on n’aime pas celle des autres», a confié M. El Mazned, notant à cet effet que les organisateurs ont invité deux traditions «exceptionnelles». Il s’agit du Flamenco qui est devenu l’image même de l’Espagne, à côté des musiques traditionnelles de la Corée du Sud, un pays extrêmement moderne et développé mais qui a su promouvoir et sauvegarder ses arts populaires.
La France sera, elle aussi, présente à travers l’orchestre Barbès, une troupe qui s’est nourrie des traditions musicales marocaines, a-t-il ajouté.

Autre fait marquant du FNAP cette année, Abdessamad Dinia va mettre en honneur les femmes en rendant hommage à leur contribution dans la préservation et la transmission de ce legs immatériel aux générations futures, a indique le directeur artistique.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, sous le thème «La femme et les arts populaires», la 48ème édition du FNAP connaîtra la participation de quelque 300 artistes et 21 troupes représentant les différentes régions du Maroc ainsi que des groupes folkloriques issus de certains pays étrangers dont la Corée du Sud, l’Espagne et la France.

Cette manifestation artistique et culturelle est organisée en partenariat avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT), la région de Marrakech-Haouz, la wilaya, le Conseil municipal de Marrakech et l’Institut français.

 

Fouad Benjlika
(MAP)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.