Culture

Le Maître des heures

C’était en 1993. Christophe Bataille faisait un joli doublé en recevant simultanément le Prix du premier roman et le Prix des Deux-Magots pour «Annam», son premier roman. Un an plus tard, Absinthe, récit retraçant l’histoire de cette boisson interdite en France, transformait l’essai et prouvait qu’il faudrait désormais compter avec le nouveau venu. Ce troisième roman très maîtrisé le confirme. Contrairement à nombre de ses confrères en mal d’inspiration, Christophe Bataille ne parle pas de lui, ce dont on ne saurait trop se féliciter. Le maître des heures retrace l’existence d’un horloger chargé d’entretenir les 218 pendules d’un palais ducal. L’action se déroule au XVIIème siècle dans une cité germanique perdue dans les brumes du Nord. Les deux «maîtres des heures» qui ont précédé Arturo, surnommé le Grand, ont disparu dans des circonstances imprécises. Aussi toute la cour surveille-t-elle avec beaucoup d’attention l’arrivée du nouvel horloger recommandé par un prince polonais.Que penser d’un royaume où disparaissent les «maîtres d’heures» ? Mais tout se passe bien. Le duc se toque de celui qu’il surnomme «Monsieur le temps», prend plaisir à l’accompagner dans sa tournée des mécanismes et va jusqu’à lui trouver une femme, la belle Helen.

Le Maître des heures, C. Bataille,
LGF – Livre de Poche, 147 pages

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