Culture

Le mauvais écrivain et l’état obscurantiste

Bien sûr ! Taslima Nasreen est un très mauvais écrivain qui a fondé sa réputation sur la critique de l’islam. Pas plus loin que le 31 août, le journal «Le Monde» a pris sa défense, lorsque son dernier livre, «Rafale de vent», a été interdit au Bangladesh. Bien sûr ! Taslima Nasreen, qui jouit des bienfaits d’un exil doré entre la Suède et la France, a fait de la critique de l’Islam la pierre angulaire de sa supposée littérature. Bien sûr ! elle a compris que le scandale est vendeur. Elle a poussé cette logique jusqu’à son point culminant.
Elle s’est plainte dans l’article du «Monde» du fait qu’«il n’y a pas de liberté d’expression au Bangladesh. Personne n’a le droit de critiquer l’islam.
À chaque fois que je donne mon opinion sur l’Islam, je suis accusée de blasphème». Bien sûr! Taslima Nasreen excite gratuitement les haines, enracine les préjugés. Bien sûr ! cette femme répand à tout bout de champ ses jérémiades contre les persécutions dont elle fait l’objet. Tout cela est vrai, mais lorsque les autorités de son pays la condamnent à un an de prison pour avoir «heurté les sentiments religieux» dans plusieurs de ses romans, rapporte l’AFP, cela est aussi condamnable que la viduité littéraire des écrits de l’intéressée. Cela apporte aussi de l’eau au moulin de Nasreen qui va sauter sur cette aubaine et donner de la substance à ses plaintes répétées.
Cette condamnation va lui attirer des sympathies, y compris de la part de ceux qui ne l’ont jamais lue. Car rien ne peut justifier cette condamnation anachronique. Elle rappelle les pratiques d’un autre âge, lorsqu’on brûlait les livres dans des places publiques, et que l’on enfermait leurs auteurs dans des cachots. Elle donne aussi une très mauvaise image d’un pays musulman… Cette fois-ci, Taslima Nasreen n’aura même pas à réclamer de l’aide. De cet imbroglio d’un mauvais écrivain et d’un Etat aux pratiques d’un autre âge, seule la condamnation va être retenue, et partant un acte qui corrobore chez beaucoup l’image qu’ils ont de l’Islam.

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